Plus de 70 % du secteur bancaire est détenu par des étrangers

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Difficile de trouver un actionnaire polonais au capital des banques du pays. En vingt ans, l'écrasante majorité de leur capital est passée aux mains de groupes financiers venus d'Italie, des Pays-Bas ou d'Allemagne. En 1993, l'Etat détenait plus de 80 % des actifs du secteur bancaire national, contre 2,6 % pour les investisseurs étrangers, d'après Interlace Research. Fin 2008, la part du premier était descendue à 17,2 % tandis que celle des seconds avait bondi à 72,4 %. La déréglementation et l'ouverture aux capitaux étrangers ont favorisé ce mouvement de fond. Aujourd'hui, le rôle de l'Etat est donc réduit à la portion congrue, même s'il est encore le premier actionnaire du numéro un du secteur bancaire national, PKO. Il détient également l'intégralité du capital de BGK. Trois grands acteurs occidentaux disposent d'une marque propre dans le pays: le néerlandais ING, l'américain Citi et l'autrichien Raiffeisen. Les autres opèrent encore sous le nom de l'entité qu'ils ont acquise ou créée, comme l'italien Unicredit avec Pekao, l'allemand Commerzbank avec BRE, le grec EFG Eurobank avec Polbank ou encore le belge KBC avec Kredyt Bank. Bientôt, l'espagnol Santander devrait rejoindre les rangs s'il parvient à obtenir le feu vert des autorités locales pour le rachat de Zachodni à Allied Irish Bank. Fortis, pour sa part, qui opérait sous le nom de Fortis Bank Polska dans le pays, est passée sous le pavillon de BNP Paribas avec l'intégration dans le groupe. En 2006, Fortis avait racheté le polonais Dominet Bank, spécialisé dans le crédit à la consommation. A. M. et K. T. (« L'Écho »)

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