Un rempart européen contre l'appêtit des firmes chinoises ?

« Nous devons protéger notre savoir. » Le vice-président de la Commission européenne chargé de l'industrie, l'Italien Antonio Tajani, vise clairement Pékin quand il propose, sur le modèle américain, la création d'une agence européenne pour « vérifier si le rachat de firmes européennes détentrices de ?know-how? (savoir-faire) par des sociétés étrangères publiques représente un danger ou pas ». « Les firmes chinoises disposant de beaucoup d'argent rachètent toujours plus de sociétés européennes dotées de technologies de pointe dans des secteurs importants », s'est justifié Tajani lors d'un entretien au « Handelsblatt », plaidant pour « une réponse politique de l'UE à cette stratégie politique [chinoise] ». Le ministre français de l'Industrie, Éric Besson, trouve « la proposition intéressante », alors que son homologue allemand, Rainer Brüderle, y est opposé, mettant en avant « la liberté d'investissement ». Frank Paul Webe

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