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Du risque de s'endormir sur ses lauriers

La Tribune

Publié le 09 janvier 2013 à 22:05 - Mis à jour le 09 janvier 2013 à 22:05

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21 juillet 2026

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Angela Merkel est la seule dirigeante à avoir survécu, politiquement, à la crise européenne. Elle est bien partie pour être réélue pour un troisième mandat de chancelière grâce à sa popularité. Elle le doit à sa ténacité, sa patience, et... aux réformes de son prédécesseur Gerhard Schröder. Mais en se focalisant sur l\'Europe, la chancelière aurait oublié durant ces années passées de s\'occuper de son propre pays. C\'est en tout ce qu\'a rappelé Joerg Asmussen, membre allemand du conseil de la Banque centrale européenne (BCE). Ce dernier est plutôt un proche d\'Angela Merkel, qui avait soutenu sa nomination.Toutefois, selon lui, si des réformes ne sont pas engagées « dans les cinq prochaines années, l\'Allemagne retrouvera son titre d\'« Homme malade de l\'Europe ». » Cette analyse est de plus en plus partagée dans les milieux économiques outre Rhin. L\'Allemagne, devenue un modèle de vertu aux yeux de toutes les élites des pays européens pour la gestion rigoureuse de ses finances publiques, vit encore sur des réformes de fond qui ont été initiées par le précédent chancelier, le social-démocrate Gerhard Schröder.Plusieurs indicateurs sont en effet passés à l\'orange : hausse rapide des coûts du travail, croissance faible (+ 0,4% prévu pour 2013), ralentissement de la production industrielle, faible système universitaire par rapport aux normes internationales...Bref, Angela Merkel ne peut pas se contenter de gérer l\'existant, elle doit aussi s\'engager sur des réformes pour assurer l\'avenir, quitte à mécontenter une partie de son électorat.C\'est dans un autre genre ce que pourrait faire Apple. La marque à la pomme qui a longtemps imposer sa suprématie sur les smartphones est depuis quelques mois soumis à une concurrence de plus en plus rude de la part de Samsung couplé au système Androïd (Google).Sans nouvel appareil révolutionnaire qui lui redonnerait un réel souffle, Apple envisagerait, a révélé le Wall Street Journal, de proposer un modèle moins cher, plutôt bas de gamme, pardon entrée de gamme, selon les nouveaux éléments de langage. L\'astuce est d\'offrir le design classique de iPhone mais à faible prix grâce à des matériaux allégés et moins onéreux.Cela permettrait de séduire les clients qui voudraient s\'afficher avec la vedette des smarphones sans nécessairement en avoir les moyens. Rappelons qu\'il en coûte environ 680 euros pour s\'offrir la version classique du iPhone.Apple qui évoluait dans le haut de gamme fait-il une révolution « low cost »? Le pari est risqué, En attaquant ses concurrents sur leur terrain, Apple qui se voulait le nec plus ultra pourrait décevoir ses aficionados. La direction de la marque à la pomme n\'a pas encore tranché ce choix stratégique et cornélien entre parts de marché et perte de son âme. Mais que vaut l\'âme d\'une entreprise sans les marchés ?Un qui en revanche n\'a pas d\'état d\'âme, c\'est Andrea Orcel, qui dirige depuis quelques mois la banque d\'investissement UBS. Cette banque suisse a été condamnée fin 2012 à payer une amende de 1,5 milliard de dollars aux autorités britannique et américaine pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor, qui sert de référence au monde de la finance.Face à la commission parlementaire britannique créée l\'été dernier après l\'éclatement du scandale du Libor, Andrea Orcel a fait un mea culpa tranchant : \"nous avons tous été probablement trop arrogants, trop convaincus que les choses étaient correctes telles qu\'elles étaient. Je pense que le secteur doit changer.\"Changer ? Le secteur bancaire a traditionnellement tendance à faire le gros dos en attendant que les orages passent. C\'est logique, la prudence étant dans l\'ADN du banquier, même si ces dernières années l\'ivresse du trading de produits dérivés a mené à des écarts de conduites qui ont fini en déconfitures, et en gueules de bois pour une partie de la profession.L\'appel d\'Andrea Orcel est salutaire, il évite de trop s\'endormir sur ses lauriers.

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