Siemens s'invite sur le marché français de l'eau
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Le marché de l'eau français va bientôt compter un nouvel acteur de poids. Le conglomérat allemand Siemens, entré en 2005 sur ce métier avec le rachat pour près de 1 milliard de dollars d'actifs de la filiale américaine de Veolia US Filter, a détaillé mardi ses ambitions, qui restent pour l'heure assez modestes. Le groupe, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,67 milliards d'euros en France en 2009, se cantonnera dans un premier temps au segment des eaux dites de « process » utilisées dans l'industrie en espérant ainsi faire fructifier son importante base de clients.En concurrence avec Veolia, Suez ou Saur, il proposera à ses clients des composants, tels que pompes ou valves, des systèmes complets, voire un service entièrement géré, en ciblant prioritairement cinq secteurs : l'agroalimentaire, les industries chimique, électrique, pharmaceutique et les semi-conducteurs.D'ici à 2013, Siemens veut capter 20 % de ce marché estimé à 150 millions d'euros. Mais cette ambition apparaît comme une première étape pour le groupe, qui emploie dans le monde 6.000 salariés dans ses métiers de l'eau. Le traitement des eaux usées industrielles pourrait suivre. « Ça viendra », a souligné Olivier Van Aerde, directeur de l'entité High Purity Water Solutions pour l'Europe, en réponse à une question sur les ambitions du groupe dans le domaine. Olivier Hensge
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