Les investisseurs prêts à payer pour prêter au Trésor français

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Les adjudications hebdomadaires de Bons du Trésor à taux fixe et à intérêt précompté (plus connus sous le nom de BTF) sont généralement un non événement. Sauf ce lundi, où pour la première fois, la France s\'est financée sur le marché à des taux négatifs. A l\'issue de l\'opération, les rendements à trois et six mois sont ressortis à respectivement -0,005 % et -0,006 %. Le taux moyen pondéré du BTF à un an n\'est pas encore négatif, mais il est tombé à 0,013%.\" Il y a une tendance généralisée à la baisse des rendements dans les pays du noyau dur de la zone euro\" explique Patrick Jacq, stratège taux chez BNP Paribas. \"Certains investisseurs ont des contraintes tellement importantes qu\'ils proposent de payer pour prêter des fonds à court terme aux pays considérés comme les moins risqués de la zone euro : la France, l\'Allemagne et les Pays-Bas\", détaille-t-il.Il peut s\'agir de contraintes réglementaires pour certaines banques centrales d\'Asie ou du Moyen Orient ou certains fonds. Il peut également s\'agir de contraintes en capital : si ils n\'investissent pas suffisamment en bons du Trésor à court terme bien notés et très liquides, certains investisseurs privés devront mettre plus de capital en face de leurs actifs, ce qui au final leur coûtera plus cher que la petite rémunération accordée aux Trésors français, allemand ou néerlandais.Jeudi dernier, la Banque centrale européenne - qui a par ailleurs abaissé son principal taux directeur, le \"refi\" de 1% à 0,75% - a amené à zéro le taux de rémunération des dépôts laissés par les banques auprès d\'elle.

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