La France veut attirer davantage les labos
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Pas mal, mais peut mieux faire. C'est en substance la conclusion d'une étude commandée par le Leem, le syndicat patronal de l'industrie pharmaceutique, sur « l'attractivité et la compétitivit頻 de la France dans ce domaine. « L'Hexagone reste le premier marché européen pour les médicaments. Mais, alors qu'auparavant, les laboratoires choisissaient entre les états-Unis et l'Europe pour leurs investissements, ils hésitent aujourd'hui entre le marché américain, qui va bénéficier de 35 millions de nouveaux patients grâce à la réforme Obama, et les pays émergents, qui conditionnent souvent l'ouverture de leur marché à la construction d'usines sur leur territoire », explique François Sarkozy, consultant au cabinet AEC Partners qui a réalisé l'étude. Pour y remédier, les auteurs soulignent notamment « l'importance de la recherche pour réindustrialiser » l'Hexagone. modèle françaisExplication : « L'industrie change. Investir dans la recherche biotech permettra d'en accueillir plus facilement la production, car les deux compétences sont davantage liées que dans la pharmacie classique, issue de la chimie », détaille le président du Leem, Christian Lajoux. L'étude, qualitative, repose sur des entretiens auprès de 73 dirigeants de labos français et étrangers (Sanofi, GSK, Amgen, Servier...) menés durant l'année 2009, soit avant les mesures prises en faveur de la filière (Comité stratégique des industrie de santé, fonds biotech...). Les répondants apprécient « le modèle français de régulation des prix, l'appétit pour l'innovation » et le crédit d'impôt-recherche, mais pointent un « climat social » inquiétant. Plus subjectif mais révélateur, l'importance des patrons de filiales hexagonales dans les décisions des maisons-mère est mise en avant. A. T.
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