Shazam, la mémoire de la musique sur mobile
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Vous ne reconnaissez pas la musique d'une publicité ? Vous aimez une chanson entendue dans une boîte de nuit ? Vous ne vous souvenez plus de qui interprète « Singin'in the Rain » ? Shazam répond à ces épineuses questions. Devenue l'une des applications les plus connues de l'iPhone, Shazam permet de reconnaître des morceaux de musique. Depuis juillet 2008, elle a été téléchargée 12 millions de fois. Mais l'outil se veut universel : il est disponible sur les téléphones Androïd, Nokia, BlackBerry et sur des mobiles moyen de gamme.« Nous avons 50 millions d'utilisateurs dans le monde. Chaque semaine depuis le mois de février nous comptabilisons 500.000 nouveaux utilisateurs », indique son PDG Andrew Fisher, en marge du Web 09. Shazam a choisi de diversifier ses revenus, engrangeant des recettes publicitaires et des abonnements. Le service touche également une partie du chiffre d'affaires généré par les ventes de morceaux achetés par les utilisateurs dans les magasins de musique en ligne comme iTunes. « Le pourcentage touché est faible. Mais sur 2 millions de chansons identifiées par jour par les internautes, 8 % sont acquises ensuite », indique le PDG.inciter au partagePour donner un coup de fouet à ses ventes, Shazam mise maintenant sur Facebook et Twitter pour créer le buzz, des fonctionnalités qui ont déjà été rajoutées à l'application. « Nous voulons inciter les auditeurs à partager les morceaux qu'ils écoutent. Notre objectif est d'atteindre 100 millions d'utilisateurs. Nous misons aussi l'Afrique et l'Asie », précise Andrew Fisher. Pour des majors de la musique à la peine, Shazam est également une façon de promouvoir les ventes en ligne. « Nous collaborons beaucoup avec les ayants droit en leur fournissant des informations sur ce que choisissent les internautes », poursuit le PDG.Pour le moment, l'affaire reste de taille modeste, avec 60 personnes, même si elle est « rentable ». Ironie de l'histoire, créée il y a une dizaine d'années, Shazam aurait dû se développer dans la Silicon Valley. « Son fondateur américain, qui faisait un voyage en sac à dos quand il a eu l'idée de créer un service sur mobile, n'a pas trouvé de fonds aux États-Unis, où la téléphonie mobile était très peu développée. Il est alors venu en Europe », rappelle Andrew Fisher. Depuis, Shazam, qui a longtemps surfé sur les sonneries de téléphones, a regagné ses lettres de noblesse sur la côte Ouest américaine. L'entreprise a convaincu ces dernières semaines le Kleiner Perkins Caufield & Byers d'entrer à son capital. Pour mémoire, le prestigieux fonds californien a financé les débuts d'Amazon, d'AOL et d'Electronic Arts et de Google. S. C.
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