La (dés) Union européenne à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la Paix

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Toujours aussi divisée, l\'Union européenne recevra lundi son très discuté prix Nobel de la Paix. Signe des temps, plusieurs dirigeants, dont le Premier ministre britannique David Cameron, ont décidé de snober la cérémonie. Ce n\'est pas une surprise. \"Je n\'irai pas. Il y aura suffisamment de monde pour récupérer le prix\", avait il ironisé au mois d\'octobre dernier, à la suite de l\'attribution du Prix à l\'Union européenne.Un Prix Nobel contestéIl faut dire que ce Prix Nobel est loin de faire l\'unanimité et avait provoqué la surprise et même quelques remous. Notamment du fait de la crise qu\'elle traverse et de la rude mise à l\'épreuve de la solidarité entre les pays du Nord qui s\'en sortent et les pays du Sud de l\'Europe qui pour faire face à leur endettement sont soumis à de sévères cures d\'austérité.Plusieurs lauréats du Nobel, dont l\'ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu ou le leader historique du syndicat polonais Solidarité, Lech Walesa, ont durement contesté le choix du Comité Nobel. Et paradoxalement, le prix est attribué dans un pays, la Norvège, qui a lui-même écarté à deux reprises, par référendum, une adhésion et demeure sceptique par rapport à l\'Union.Une crise qui dure, qui dure...Les réunions à répétition et parfois tendues qui ont lieu depuis 2009 pour tenter de résoudre la crise de la dette ont mis en lumière les difficultés des 17 pays de la zone euro à s\'entendre. La Grèce a été sauvée de la faillite grâce à la solidarité de ses pairs, mais le prix à payer est quasi insupportable au niveau social. Le taux de chômage en Grèce va \"atteindre et dépasser 26% en 2013 et 2014\", à cause surtout d\'une récession inédite en temps de paix, vient d\'indiquer la Banque de Grèce.Plus désunie que jamaisLe récent échec des chefs d\'Etat et de gouvernement européens sur le budget 2014-2020 a également terni l\'image de l\'Union. Un nouveau sommet doit tenter de parvenir à un compromis en début d\'année prochaine, mais les positions des uns et des autres semblent pour l\'heure irréconciliables. Le spectacle de désunion s\'est poursuivi cette semaine quand les ministres des Finances se sont quittés sans accord sur le dossier de la supervision bancaire, première étape indispensable du projet d\'approfondissement de l\'union économique. Sur le plan diplomatique, l\'UE ne parvient toujours pas à parler d\'une seule voix, malgré la présence d\'une Haute représentante de l\'UE pour les Affaires étrangères, la Britannique Catherine Ashton, censée coordonner les positions des Etats. Le plus récent exemple remonte au vote de l\'assemblée générale de l\'ONU sur l\'octroi à la Palestine du statut \"d\'Etat observateur non membre\". L\'UE, qui entend pourtant jouer un rôle clé dans la région, s\'est divisée: 14 Etats, dont la France et l\'Espagne, ont voté pour, 12 se sont abstenus, dont l\'Allemagne et le Royaume-Uni, tandis que la République tchèque votait contre. 

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