Jean-Marc Ayrault : "Sur Florange, j'assume parfaitement ce qui a été décidé"

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Jean-Marc Ayraut tente de défendre un gouvernement qualifié de “traitre“ par des représentants syndicaux et critiqué au sein même de la majorité à propos de la crise à Florange. Le Premier ministre affirme, dans le Journal du Dimanche “assumer parfaitement“ toutes les décisions qui ont été prises. Et donc, parmi elles, celle de ne pas nationaliser les hauts-fourneaux désormais promis à la fermeture après l’abandon du projet Ulcos. La nationalisation, Jean-Marc Ayrault l\'avait d\'ailleurs chiffrée à un milliard d\'euros jeudi. \"François Hollande n\'a jamais promis qu\'il sauverait toutes les usines\"Par ailleurs, le chef du gouvernement a tenu à faire son mea culpa sur la façon dont son équipe s\'est exprimée sur le dossier Florange. \"La communication a été insuffisante\" sur certains aspects du dossier d\'ArcelorMittal\" a-t-il jugé, et ce, notamment sur le projet Ulcos. \"Les  gens n\'ont pas compris\", a-t-il affirmé.Jean-Marc Ayrault a en outre ajouté que \"François Hollande n\'a jamais promis qu\'il sauverait toutes les usines\". Il faisait allusion à d\'autres sites industriels en crise comme celle de Petroplus à Petit-Couronne par exemple. \"Je veux préparer le nouveau modèle français\"“Le symbole du quinquennat, c\'est de sauver des emplois“, clame-t-il, dans l’espoir de recadrer le débat sur un autre thème. “Le chômage augmente depuis dix-huit mois, l\'emploi est notre tâche principale. Je ne veux pas relever ce défi à travers des symboles. Je veux préparer le nouveau modèle français. Mon choix politique, ce n\'est ni le repli national ni l\'abandon de ce que nous sommes“, a-t-il ajouté.Quand le Premier ministre se croit dans \"Borgen\"Il a également défendu l’action de ses ministres, notamment Arnaud Montebourg, et ce malgré leurs désaccords. “Tout l\'exécutif est mobilisé pour garantir ce qui a été fait“ à Florange a-t-il affirmé avant de prendre le parti de Jérôme Cahuzac. Jean-Marc Ayrault dit en effet faire confiance à son ministre du Budget qui dément être détenteur d’un compte bancaire en Suisse.Enfin, concernant les difficultés inhérentes à l’exercice du pouvoir, le chef du gouvernement a même fait une comparaison plutôt surprenante avec la pratique de la politique au Danemark. Rappelant qu’il avait reçu son homologue danoise, il a raconté s’être cru “dans un épisode de Borgen“, cette série télévisée qui narre les intrigues politiques qui secouent le “château“, le Parlement danois. 

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