Promogim déplore les freins à la construction
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Faciliter la construction devrait être le maître mot face au déficit chronique de logements qui favorise le maintien de prix élevés, notamment dans les zones les plus dynamiques, et d'une manière générale face à la crise de l'habitat qui fragilise un nombre croissant de foyers. Mais de nombreux goulets d'étranglement ralentissent la mise sur le marché de logements neufs, déplore Christian Rolloy, président du promoteur immobilier Promogim, qui revendique 745 millions d'euros de chiffre d'affaires (au titre des réservations) pour 60 millions de résultat après impôt. « Construire, nous ne demandons que cela, relève-t-il. Mais le délai pour monter une opération immobilière a doublé en huit à dix ans : il faut aujourd'hui deux à trois ans entre le moment où on l'on prend un terrain et celui où on lance les travaux. » « La rareté foncière n'est pas la difficulté majeure, dit-il. En revanche, il y a de plus en plus de règlements, de filtres successifs à franchir. La mise en place du Grenelle 2 ne va pas simplifier les choses. » Obtenir les permis de construire est difficile, les plans locaux d'urbanisme (PLU) et les schémas de cohérence et d'organisation territoriale (Scot) étant parfois en contradiction. Les PLU tendent aussi à réduire les gabarits des immeubles, alors que le manque de logements devrait inciter à construire en hauteur. « Les PLU se révèlent aussi plus coûteux que les anciens POS (plans d'occupation des sols), car ils imposent de prévoir 2,5 parkings par logement », note Christian Rolloy, en dénonçant « une idée qui a dix ans de retard » et en contradiction avec le Grenelle de l'environnement. Précisément, ce dernier risque encore d'allonger les délais de mise sur le marché car il faut retravailler le opérations immobilières pour qu'elles soient conformes à la nouvelle norme bâtiment basse consommation (BBC). Une fois décrochés les permis, les entreprises chargées des travaux doivent obtenir, pour les terrains déjà bâtis, une autorisation de débranchement d'ERDF qui prend « trois mois contre trois semaines auparavant ». renchérissement des coûtsDans ce contexte, l'offre de logements peine à se reconstituer. Face à la crise, les promoteurs ont réduit drastiquement leurs programmes, ce qui a fait passer l'offre disponible de 110.914 unités à la fin 2008 à 69.000 à fin 2009. Avec cette quasi-pénurie, associée au renchérissement des coûts liés à la norme BBC et à l'inflation prévisible des matières premières, Promogim s'attend à un retour à la hausse des prix des logements neufs de 5 % à 8 % cette année. Sophie Sanchez
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