PÉTROLEL'Équateur revoit le statut des compagnies pétrolière...

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L'Équateur revoit le statut des compagnies pétrolières étrangères actives dans le paysL'espagnole Repsol et l'italienne Eni deviennent simples prestataires de services. Dans les jours qui viennent, les compagnies pétrolières étrangères, dont l'italienne Eni et l'espagnole Repsol, devront, si elles veulent rester en Équateur, accepter le statut de simple prestataire de services (et non plus de co-participants à l'exploitation), sous peine de confiscation de leurs puits. Le plus petit producteur de l'Opep - 472.000 barils de brut /jour en 2010 - fait donc un pas de plus vers le contrôle total de ses gisements, objectif du président Rafael Correa depuis sa prise de pouvoir, en 2007, au nom de la souveraineté nationale. Quito contrôle déjà 80 % de sa manne pétrolière. La révision des contrats de Repsol et d'Eni permettrait par ailleurs à l'Équateur de renflouer ses caisses. en procès avec ChevronLa baisse des exportations d'or noir - principale ressource du pays -, en raison de la crise mondiale, est en partie responsable de la chute du PIB, passé d'une croissance de 6,5 % en 2008 à un recul de 1 % en 2009. Par ailleurs, le pays est en procès avec l'américain Chevron (ex-Texaco) pour « accaparement des profits » pétroliers et pollution énorme sur un site en Amazonie que la société n'a jamais nettoyé. Cette affaire est à l'origine d'une initiative unique au monde. Rafael Correa a lancé, il y a quelques mois, un concept original, celui de renoncer à l'exploitation du pétrole dans le parc naturel de Yasuni - une zone amazonnienne riche en biodiversité et qui abrite des réserves de brut de près de 846 millions de barils. À condition d'être « dédomag頻 par les pays consommateurs. L'idée a fait son chemin et le PNUD (Programme pour le Développement des Nations unies) s'est engagé, le 3 août dernier, à « compenser » le manque à gagner de l'Équateur à hauteur de 3,5 millions de dollars sur dix ans. La non-exploitation des gisements de Yasuni était par ailleurs réclamée par les populations indiennes de la région, privées, en raison de la pollution des rivières par les majors, de leurs moyens de subsistance, dont la pêche. Cette frange de la population est en outre un soutien politique clé pour Correa. L'Équateur se reportera donc sur ses autres secteurs phares : le tourisme, la banane et la fabrication des - très tendances - chapeaux Panama. Elisa Perrigueu

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