Des colombes pro-USA
La Tribune
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Historiquement, les liens très étroits entre le poids lourd de l'Opep, l'Arabie saoudite - et dans une moindre mesure le Koweït, les EAU et le Qatar -, et l'Oncle Sam ont permis de modérer les ardeurs " anti-impérialistes " d'autres pays comme le Venezuela ou la Libye. De fait, ce qui détermine en grande part le statut de colombe au sein de l'Opep est la proximité avec les États-Unis. Même si depuis les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par des terroristes en majorité saoudiens, les relations se sont quelque peu refroidies, elles restent solides, comme l'a prouvé la décision de Riyad d'augmenter unilatéralement sa production de 500.000 b/j en juin pour satisfaire Washington.Toutefois, avec les besoins croissants des nouveaux géants émergents comme la Chine et l'Inde, la mondialisation du commerce a permis de s'émanciper de la tutelle américaine. Enfin, le partage entre colombes et faucons passe par la subtile compétition au sein de l'Opep entre les deux premiers producteurs, Arabie saoudite et Iran. L'enjeu est le leadership dans la région du Golfe sur fond de discorde ancestrale entre chiisme et wahhabisme.
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