Hortefeux à Marseille, dans un classique jeu de rôles

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C'est bien le moins qu'il pouvait proposer : « être ouvert au dialogue » sur les deux réformes en cours qui fâchent. Pour le reste, que pouvait-on attendre d'autre de la prestation du ministre de l'Intérieur ? Invité hier au congrès de l'ARF, devant un public de conseillers régionaux très majoritairement socialistes, Brice Hortefeux a réaffirmé qu'il « se battrait » sur les principes de la réforme qui institue à partir de 2014 un conseiller territorial, ainsi que sur celle de la taxe professionnelle. Mais il a aussi invité les élus régionaux à travailler avec le gouvernement sur plusieurs points. Sur la façon dont la contribution sur la valeur ajoutée (qui remplacera pour partie la taxe professionnelle) sera répartie entre régions, et sur la taxe portant sur les entreprises de réseaux (Ifer), il a appelé les régions à se saisir du dossier à l'occasion des clauses de revoyure prévues par le texte.imperfectionsS'agissant de la réforme territoriale et du conseiller territorial, Brice Hortefeux n'a pas hésité à citer Georges Pompidou : « Les institutions sont ce que les hommes en font », rappelant que de nombreux rapports avaient établi les imperfections du système actuel. « Dans le débat qui s'engage, je ne me sens pas propriétaire de chaque alinéa », a répété le ministre, voulant ainsi démontrer son « ouverture au dialogue ». Tandis que sur la parité ? que le mode de scrutin choisi pour les conseillers territoriaux va mettre à mal ?, il a promis que le gouvernement serait « attentif » aux propositions des associations d'élus et des parlementaires. Sans surprise, le ministre de l'Intérieur n'a pas convaincu le public de sa bonne foi. Ses propositions sur la parité ont même suscité de virulentes réactions? dans une salle où étaient présentes de nombreuses conseillères régionales. Brice Hortefeux s'est fait traiter de « macho », Alain Rousset a dû en appeler au calme. Le ministre de l'Intérieur a pu finir son discours, mais il s'est fait siffler à la fin : rien que de très normal. S. T.

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