Les sondés défendent les 35 heures, de quoi conforter l'optimisme de Martine Aubry

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Les résultats du baromètre BVA vont sans doute ravir Martine Aubry, à l'orée d'une année décisive pour la première secrétaire du Parti socialiste, de plus en plus tentée par une aventure élyséenne en 2012.Le sondage montre en effet que 53 % des Français jugent que les 35 heures, dix ans après leur entrée en vigueur, ne constituent pas un handicap pour les entreprises françaises. Ils sont 43 % à penser le contraire et 4 % à se dire sans opinion. Pour Gaël Sliman, « on savait déjà et depuis longtemps que les 35 heures étaient appréciées des Français et surtout que les salariés n'entendaient en aucun cas y renoncer ». « Mais après quatre à cinq années d'offensive anti-35 heures stigmatisant leur impact négatif sur l'économie, dans un apparent consensus politique ? même Ségolène Royal, candidate du PS à la présidentielle, ne les a guère soutenues ?, on aurait pu imaginer qu'une majorité de Français estime que les 35 heures avaient handicapé les entreprises françaises. Il n'en est rien », ajoute-t-il.Le sondage confirme le clivage politique subsistant ? les 35 heures ne sont pas un handicap selon 69 % des sympathisants de gauche mais en sont un pour 75 % des sympathisants de droite. Le clivage est aussi générationnel ? plus de 60 % des jeunes de moins de 35 ans les soutiennent alors que près de 60 % des plus de 65 ans les critiquent ? et sociologique ? soutenues à 55 % par les ouvriers, les 35 heures sont plébiscitées par les cadres (60 %), les professions intermédiaires (65 %) et les employés (58 %) alors qu'elles sont totalement rejetées par les artisans, petits commerçants et chefs d'entreprise (64 %).Ce début 2010 est plutôt une période faste pour Martine Aubry, qui s'est déjà hissée ce week-end à la deuxième place du baromètre politique TNS Sofres pour « Le Figaro magazine ». Avec 41 % de bonnes opinions, elle se rapproche du premier de la liste qui n'est autre que Dominique Strauss- Kahn, son principal rival PS pour la présidentielle de 2012, aujourd'hui en réserve au FMI. Elle devance aussi Bertrand Delanoë (39 %) et surtout François Hollande et Ségolène Royal (à égalité avec 27 % de bonnes opinions).grand chelemEnfin sortie de la période noire qui a suivi son élection controversée à la tête du PS, en novembre 2008, Martine Aubry envisage désormais clairement de défier Nicolas Sarkozy. Il lui faudra pour cela franchir avec succès l'étape des élections régionales de mars. La patronne du PS ne vise rien de moins que le grand chelem dans les 22 régions. La gauche en détient 20 depuis 2004. Hélène Fontanaud

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