BNP Paribas entame sa sortie des paradis fiscaux

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Discrètement mais sûrement, BNP Paribas ferme ses bureaux dans les paradis fiscaux. Sans en dire un mot, la banque française a vendu à la fin décembre 2009 une partie de son activité au Panama. Sa structure de banque de financement qu'elle détenait là-bas a été cédée à la banque canadienne Scotiabank. Celle-ci a repris une équipe d'une centaine de personnes qui réalisait essentiellement du financement pour les exportations des sociétés locales. BNP Paribas est aussi en train de fermer sa banque privée, l'autre activité qu'elle exerce au Panama. Elle proposera à sa soixantaine de commerciaux d'être transférés, avec leurs clients, dans un autre pays où elle est présente. S'ils refusent, ils quitteront la banque. mouvement généralBNP Paribas avait déclaré en août dernier qu'elle quitterait les paradis fiscaux listés par l'OCDE. Par ailleurs, elle est actuellement en cours de négociation pour sortir aussi des Bahamas. Elle y fermera son activité de banque privée, dotée d'une quarantaine de salariés, sur le même schéma qu'au Panama. Pourtant, les Bahamas ont signé mercredi les dix-huit accords d'échange d'informations fiscales avec l'OCDE qui les a retiré de sa « liste grise ». De ce fait, la Société Généralecute; Générale ne se retirera pas des Bahamas mais seulement de Panama, ainsi que de Brunei et des Philippines comme demandé par l'Etat français. Elle n'emploie que trois personnes dans chacun de ses trois bureaux. La banque attendait la date butoir de fin mars pour que les paradis fiscaux signent les accords de l'OCDE avant d'enclencher ses processus de désengagements. De son côté, Crédit Agricolegricole n'est pas présent en banque privée dans ces pays et nest donc pas concerné par ce dispositif. M. Pe

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