Didier Migaud signe un bail de 12 ans à la Cour des comptes

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La Cour, je l'appréciais de l'extérieur, je l'aime déjà de l'intérieur. » Didier Migaud n'a pas boudé son plaisir et son émotion jeudi à l'occasion de son installation comme Premier président de la Cour des comptes. Sous le regard de Nicolas Sarkozy, il a insisté sur sa volonté d'inscrire son action dans le droit fil de celle de son prédécesseur Philippe Séguin, décédé le 7 janvier. Pas question d'être un contre-pouvoir. La Cour et les juridictions financières « ne sont pas juges de l'opportunité des politiques publiques. Elles ont à en apprécier les moyens et les résultats ». Et de rappeler une formule de Philippe Séguin « Constater, disait ce dernier, qu'il ne passe personne sur un pont construit à grands frais porte en soi le jugement sur la dépense ». Conformément à son parcours et à sa personnalité consensuels, Didier Migaud s'est voulu apaisant quand son Philippe Séguin aimait plutôt bousculer les troupes. Pour autant, les magistrats de la Cour comme les interlocuteurs des sages de la rue Cambon ne doivent pas s'attendre à ce que le nouveau Premier président fasse uniquement dans la calinothérapie. « une vigie »Pointant la situation économique mondiale et celle de nos finances publiques, le nouveau Premier président a indiqué que « le gouvernement trouvera en la Cour non seulement une vigie attentive et indépendante mais aussi une force de recommandations et de propositions ». Didier Migaud a détaillé quelques-unes de ses ambitions pour l'institution qu'il préside désormais. Il souhaite généraliser « la publication de la quasi-totalité des observations définitives de la Cour » reconnaissant que cette exigence a pour corrolaire une « professionalisation accrue ».Il entend aussi demander à des institutions supérieures de contrôle étrangères qu'elles procèdent à « une revue » des procédures et des méthodes de travail de la Cour. Quant à la réforme de la Cour qui braque certains magistrats, Didier Migaud reconnaît que le texte est « perfectible » mais il rappelle aussi qu'une « adaptation » de la Cour et des chambres régionales est nécessaire.

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