La compensation, autre préoccupation des régulateurs

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Joaquin Almunia a déjà prévenu : le modèle des opérateurs boursiers en silo ? celui du tout intégré, de la négociation à la livraison des titres contre cash en passant par la compensation - n'est pas son préféré. En se rapprochant de Deutsche Börse, Nyse-Euronext, qui n'est plus un actionnaire aussi important que par le passé ? il ne détient que 9 % du capital -, se retrouve confronté à ce modèle qu'Euronext avait délaissé. En février 2008, les services de la division antitrust du Département américain de la Justice avaient suggéré dans une lettre au Trésor que la consolidation de modèles en silo risquait de restreindre la concurrence. Mais sans aller au-delà. « La question de l'intégration verticale du nouvel opérateur boursier fera probablement l'objet d'une analyse poussée », estime Natasha Tardif, chez SJ Berwin. « Avec l'optique suivante : l'accès aux chambres de compensation va-t-il être restreint du fait de cette intégration ? ». La Commission exigera probablement des engagements comportementaux », estime Natasha Tardif.Dérivés Le problème n'apparaît pas sur les actions. Sur ce segment, de nouveaux acteurs ont fait leur apparition ces dernières années en Europe (EuroCCP, la filiale de l'américain DTCC, comme EMCF, lancé par Fortis il y a quelques années). Mais il se pose pour les dérivés, qui sont des instruments financiers établissant un contrat entre deux parties pour l'achat ou la vente d'un actif dont l'une des parties est la chambre de compensation. La tentative d'ELX aux Etats-Unis face au géant CME témoigne des difficultés à percer face à un opérateur intégré. Jusqu'à présent, CME, qui a sa propre chambre de compensation, s'est refusé à annuler des positions ouvertes sur ces marchés pour permettre leurs transferts sur ELX. C. Fr.

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