Des OPA de plus en plus attractives
La Tribune
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En publiant lundi prochain une étude sur les 30 cibles d'offre publique les plus prometteuses, Société Générale devrait conforter un peu plus son leadership dans la stratégie d'investissement européenne. La thématique des OPA pourrait se révéler assez fructueuse dans le contexte actuel des marchés financiers. Non pas qu'il faille s'attendre à une recrudescence des fusions et acquisitions, puisque, à l'opposé de la crise des marchés dans le sillage de l'éclatement de la bulle, le courant des OPA n'a pas cette fois été asséché. Au contraire, les dernières statistiques montrent aux États-Unis un triplement des opérations après un court ralentissement intervenu à l'automne 2007. Plusieurs raisons expliquent que le scénario du début des années 2000 ne s'est pas reproduit, explique Alain Bokobza, responsable de la stratégie européenne à la Société Générale, en pointant les bilans sains des entreprises lorsque la crise a éclaté l'an dernier et la volatilité des actions qui reste finalement assez modérée au regard des pics constatés en 1990 ou de 1998 à 2003. Si la Générale invite ses clients aujourd'hui à miser sur les cibles les plus probables d'offre publique, c'est parce que les analystes de la banque constatent que les OPA se font toujours sur la base d'une " fair value " reposant sur la valeur industrielle de l'affaire convoitée. Celle-ci ne connaît pas de sensible variation au gré de l'humeur des marchés. Et comme les cours de Bourse reflètent au contraire la phase de " collapse " qui a ramené la valeur relative des actions à un niveau inconnu depuis les années 70, la conséquence est que jamais les primes payées lors des offres n'ont été aussi fortes qu'aujourd'hui. Mais au petit jeu des situations spéciales, qui anime les cibles les plus évidentes, il y aura des gagnants et des perdants. Trop d'OPA sont attendues qui ne voient jamais le jour. Mieux vaut ne pas rater sa cible. Et en tout cas, pour éviter une attente aussi funeste que celle du " désert des tartares ", il est préférable de ne sélectionner que les sociétés à même d'affronter sereinement l'avenir par leurs propres moyens.
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