Les agences régionales de santé sur de bons rails
La Tribune
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Créées par la loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), les agences régionales de santé (ARS) ont pour mission de définir la politique de santé régionale en liaison avec les acteurs et d'assurer la régulation et la coordination de leurs actions. Elles sont également censées mettre fin au cloisonnement préjudiciable entre médecine de ville et hôpital.Un an après leur création, elles sont sur de bons rails, si l'on en croit deux directeurs généraux d'ARS, Claude Evin, pour l'Ile-de-France, et Daniel Lenoir, pour le Nord-Pas-de- Calais, invités mercredi à débattre sur ce thème par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis). « Gouvernance homogène »Pour Claude Evin, les ARS permettent une « gouvernance plus homogène et plus cohérente » du système, mais il souhaite, qu'à terme elles aient « des outils de négociation au niveau régional avec les professionnels de santé pour organiser notamment la permanence des soins ». Il constate également que, si la loi n'a pas remis en cause la liberté d'installation des professionnels de santé, il « y a une véritable prise en compte par les acteurs eux-mêmes de la nécessité de repenser la répartition de l'offre de soins et l'urgence à se préoccuper de l'installation ». Ce que confirme son homologue à l'ARS Nord-Pas-de-Calais, Daniel Lenoir. Celui-ci souligne également que la création des ARS est « extrêmement importante, car elle donne les outils de la réforme du système de santé ». Il se dit également favorable à une « déclinaison régionale de l'Ondam [Objectif national des dépenses d'assurance maladie], mais pas à une régionalisation des dépenses ». I. M.
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