Le CAC 40 retombe sous les 4.000 points
La Tribune
La Tribune
Le mouvement de consolidation s'est poursuivi mardi à la Bourse de Paris. À la clôture, le CAC 40 a cédé 1,54 % repassant ainsi sous le seuil des 4.000 points, à 3.976,60 points. Le marché a plié sur fond de regain des craintes sur la situation au Japon. Alors même que la terre continue de trembler dans l'archipel nippon, l'incident nucléaire de Fukushima a été classé au niveau 7 d'alerte (lire page 6), soit le seuil d'alerte maximal atteint par Tchernobyl en 1986.Par ailleurs, les premières annonces des résultats d'entreprises pour le premier trimestre 2011 ont mal commencé. Le premier à lancer le bal des publications, Alcoa, a déçu les investisseurs avec un chiffre d'affaires inférieur aux attentes. À Wall Street, le titre du fabricant d'aluminium reculait de 5% à la mi-séance. Participant au pessimisme ambiant, l'indice allemand ZEW est ressorti en forte baisse en avril, chutant à 7,6 contre 14,1 en mars. De fait, presque tous les membres de l'indice parisien ont clôturé dans le rouge mardi. Le secteur technologique a souffert, à l'instar d'Alcatel-Lucent (- 5 % à 3,76 euros), lanterne rouge du CAC 40, et de STMicroelectronics (- 3,47 % à 8,25 euros). Schneider Electric a chuté de 3,5 % à 112,90 euros, toujours affecté par des rumeurs de marché autour d'un intérêt du groupe pour l'américain Tyco (lire page 10). Les analystes jugent dans leur ensemble l'opération un peu trop ambitieuse pour Schneider. Les investisseurs n'ont pas non plus épargné Renault (- 3,17 % à 37,75 euros), alors que le numéro deux du constructeur automobile, Patrick Pélata, a été appelé à occuper d'autres fonctions au sein de l'alliance avec Nissan après la fausse affaire d'espionnage. Seules deux valeurs du CAC 40 ont résisté. Essilor a profité de son caractère défensif (+ 0,24 % à 53,78 euros) tandis que PPR (+ 0,18 % à 112,70 euros) bénéficiait d'une note positive de Morgan Stanley.
La Tribune