Accord sur les mécanismes de soutien à l'euro

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Eh bien... il y a un an et demi, il n'était pas dit que l'on arriverait à faire tout ceci ! », s'est exclamé Nicolas Sarkozy samedi, vers 1 h 30 du matin, à l'issue d'un sommet des pays de la zone euro qui « a mis en place la gouvernance économique de l'Europe ». C'est d'abord la conclusion d'un « pacte pour l'euro », exigé par l'Allemagne afin que les « pays cigales » prennent davantage exemple sur « les fourmis », qui a permis de débloquer les verrous posés par Angela Merkel à une plus grande solidarité envers les pays frappés par une crise de la dette. Les dix-sept chefs d'État et de gouvernement qui partagent la monnaie unique ont ainsi pu s'entendre sur le renforcement et l'élargissement du champ d'action de leur fonds de soutien. La facilité actuelle, provisoire, va être portée à 440 milliards d'euros de ressources effectives (environ 250 milliards actuellement). Le mécanisme permanent qui lui succédera dans deux ans sera, lui, doté de 500 milliards d'euros. Évolution majeure : ces fonds pourront également intervenir sur le marché primaire pour acheter des obligations. Projet de taxeLes pays de la zone euro ont également accepté d'assouplir les conditions des prêts européens accordés à la Grèce, en abaissant le taux d'intérêt d'un point à 4,2 % et en allongeant de trois ans la durée de remboursement. En contrepartie, Georges Papandréou a accéléré son programme de privatisations. Le nouveau Premier ministre irlandais Enda Kenny, qui s'est opposé à toute augmentation de son faible impôt sur les sociétés, n'a, quant à lui, pas encore obtenu de réaménagement de son plan de sauvetage. Quant au Portugal, considéré par les marchés comme le prochain candidat à un sauvetage financier, Angela Merkel a tenu à saluer les nouvelles mesures d'austérité décidées par Lisbonne. Les dirigeants européens ont également décidé vendredi d'élaborer un projet de taxe sur les transactions financières. Toutes ces avancées font, à ce stade, l'objet d'un accord de principe de la zone euro et doivent encore être finalisées par l'ensemble des Vingt-Sept lors d'un nouveau sommet les 24 et 25 mars.

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