Nouveau retard pour la liaison CDG Express
La Tribune
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frastructures ferroviairesLa liaison ferroviaire CDG Express entre l'aéroport de Roissy et la gare de l'Est, à Paris, verra-t-elle le jour ? D'après nos informations, Vinci, seul groupe candidat à la concession de cette ligne, ne remettra pas sa « dernière offre » aujourd'hui comme il l'avait pourtant annoncé publiquement en septembre, lors de la présentation de ses résultats semestriels. Le groupe ne fait aucun commentaire.Une nouvelle date butoir est fixée au 4 novembre. Un expert assure « qu'il s'agit là d'un délai purement technique pour permettre au groupement de prendre en compte de nouveaux éléments et à l'État de préparer sa garantie », censée faciliter les financements de projets. Les discussions entre Vinci et l'État français durent pourtant déjà depuis plus d'un an.D'autres observateurs laissent entendre que le projet est compromis, même si Vinci a une vraie volonté d'aboutir. « Je crois que ça ne marchera pas », indique un très bon connaisseur du dossier. « Les discussions ne sont pas évidentes », poursuit un autre. La crise financière a perturbé les négociations : lever des financements reste coûteux et complexe, or CDG Express est une concession sans subvention publique qui court sur soixante ans, un projet construit de manière très originale et pour lequel la rémunération se fera exclusivement via la vente de tickets. En clair, le groupement concessionnaire doit faire face à un « risque trafic » alors que la fréquentation des avions est en baisse. « Boucler le financement n'est pas évident », confirme un expert.L'irruption dans le débat du projet de Grand Huit, voulu par Christian Blanc dans le cadre du Grand Paris (métro automatique sur 130 km, avec une liaison Roissy-La Défense), semble aussi faire perdre de l'intérêt à la ligne Roissy-gare de l'Est. « Nous travaillons à restaurer l'équilibre du projet mais s'il ne débouche pas cette fois-ci, il est probable qu'il ne verra pas le jour avant au moins une douzaine d'années », avait confié Xavier Huillard, le directeur général de Vinci à « La Tribune » le 7 septembre. Sophie Sanchez et Ingrid Seithume
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