Le FSI chez Paprec : vers un rapprochement avec Séché Environnement ?

Distingué «entrepreneur de l'année 2012», fin octobre par Ernst & Young et L'Express, Jean-Luc Petithuguenin, PDG de Paprec, possède un appétit pour les acquisitions bien connu. Il a «avalé» une soixantaine de sociétés depuis qu'il a créé son groupe en 1994. C'est pourquoi quand le FSI, déjà actionnaire de son concurrent Séché Environnement, rentre à son capital, la question d'un éventuel rapprochement futur se pose immédiatement."Je m'entends bien avec Joël Séché"«Pourquoi pas?», répond Jean-Luc Petithuguenin à La Tribune. «Je suis ouvert aux opérations qui s'appuient sur des consensus, qui bénéficient du soutien des intéressés. Je m'entends bien avec Joël Séché. Mais il faut qu'une telle opération fasse du sens pour mon entreprise et pour la sienne. C'est trop tôt. On n'a pas regardé, mais pourquoi pas?», déclare-t-il.D'autant que le PDG de Paprec n'a jamais fait mystère de son intérêt pour un autre de ses concurrents, Coved, filiale de la Saur, elle-même détenue à 38%... par le FSI et à 33%... par Séché. Bref, les sujets de discussions ne vont pas manquer. Même si le FSI, en délicatesse avec Séché à l'issue d'un long conflit au sujet de la Saur, n'est peut être pas le meilleur «facilitateur» actuellement entre les deux hommes.Quatrième tour de table pour PaprecPaprec annonce mardi le quatrième tour de table de son existence. Le FSI apporte 100 millions d'euros (50 supplémentaires pourraient suivre) pour 25% du capital du groupe, tandis que Jean-Luc Petithuguenin monte de 38 à 65% dans le contrôle de son groupe, en rachetant, avec l'aide du Crédit Mutuel Arkea, les parts de Groupe Arnault, Rothschild et Quilvest. Paprec emploie 3.500 personnes et va réaliser en 2012 un chiffre d'affaires supérieur à 700 millions d'euros. Le groupe a envisagé deux fois une entrée en Bourse, annulées pour cause de conjoncture défavorble. Arborant fièrement un taux de croissance moyen de 29% de son chiffre d'affaires depuis 1994, Jean-Luc Petithuguenin vise la barre du milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici trois à cinq ans, avec 5.000 employés. 

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