Nouveau big-bang entre groupes de protection sociale

 |   |  510  mots
Et s'il ne restait plus que quatre ou cinq groupes paritaires de protection sociale d'ici deux ou trois ans ? Cette hypothèse aurait semblé farfelue il y a peu, or « objectivement, il est rationnel de l'envisager aujourd'hui », estime un cadre dirigeant de l'un de ces groupes, sous couvert d'anonymat. « La mise en ?uvre d'une ?usine retraite? unifiée à l'horizon 2012 voulue par les fédérations Agirc et Arrco a accéléré les rapprochements de groupes de protection sociale », observe Philippe Perez, directeur assurance et protection sociale du cabinet Alturia Consulting. Plusieurs ont ainsi marié non seulement leur pôle retraite complémentaire, mais aussi leur pôle assurance et prévoyance. Ainsi sont nés des poids lourds comme Malakoff-Médéric (3,3 milliards de cotisations d'assurance en 2008) ou AG2R-Isica (2,5 milliards).La fusion prochaine ? d'ici à février ? de deux plates-formes informatiques de retraite complémentaire, la plate-forme Aramice utilisée par les groupes Novalis-Taitbout, Audiens et Mornay d'un côté, et la plate-forme Alcire de l'autre, réunissant Aprionis, D&O, Vauban Humanis, Apicil et Ircem, pourrait donner un coup d'accélérateur supplémentaire. Annoncée sur le site de « L'Argus de l'assurance » jeudi, ce rapprochement Aramice et Alcire est confirmé par plusieurs sources même si « tout n'a pas été encore validé par les conseils d'administration ». Une fois officielle, cette fusion ne laissera que quatre plates-formes informatiques de retraite : AG2R + Réunica ; Alcire + Aramice ; Malakoff-Médéric ; Pro BTP. « Alors qu'il y a cinq ans, il restait encore une vingtaine de systèmes informatiques de retraite? », se souvient un spécialiste.recherche de fiancésDe là à imaginer que, ensuite, les participants d'une même plate-forme fusionneront leurs activités d'assurance, il n'y a qu'un pas? mais à franchir avec prudence. Les groupes Mornay et D&O, en discussions depuis plusieurs mois, sont, selon nos informations, sur le point de décider l'étude d'un projet de fusion. En revanche, l'existence de « discussions en vue d'un éventuel rapprochement » entre le groupe Novalis-Taitbout (fusionnés depuis le 1er janvier 2009) et Aprionis (également issu d'une fusion le 1er janvier 2009), indiquée par « L'Argus », n'est pas confirmée par les deux groupes. Ce type de sujet nécessite une longue gestation avant l'accord des représentants du Medef et des syndicats de salariés qui forment les instances dirigeantes. Des proches du dossier reconnaissent que ce projet aurait du sens car les deux groupes sont déjà coactionnaires de l'assureur Welcare, spécialisé dans les garanties des expatriés et comptent plusieurs clients communs (grandes entreprises). L'opération ne pourrait intervenir qu'en 2011 ou 2012, après l'intégration programmée en 2010 (pour une fusion le 1er janvier 2011) d'Aprionis avec le groupe Vauban Humanis. Pour sa part, le groupe Novalis-Taitbout est à la recherche de fiançailles, depuis la rupture en février des négociations entamées avec Réunica qui s'est finalement tourné vers l'AG2R. L'idée semble s'imposer qu'il faudra cumuler au moins 2 milliards d'euros de primes pour exister demain sur le marché concurrentiel de la prévoyance.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :