Après l'éruption du volcan islandais, l'heure est aux comptes

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Eclaircie durable ou simple répit ? Le nuage de cendres issus du volcan Eyjafallajökull semblait en de bien meilleures dispositions en cette fin de semaine. Et l'air est redevenu plus pur au dessus de l'Europe en ce week-end de l'ascension. Les zones interdites aux vols ont été restreintes à l'espace environnant le cratère , le nord de l'Ecosse et l'ouest des îles Faroe. Le volume du trafic aérien est revenu à des niveaux plus habituels. Vendredi tous les aéroports européens étaient ouverts et la situation semblait devoir se stabiliser samedi, si l'on en croit Eurocontrol, le coordinateur des couloirs aériens. Mais pour combien de temps ? « Il est difficile de prédire ce qui va se passer par la suite, même s'il n'y a aucun signe dans l'immédiat de changement des ventes de haute altitude », admet Haraldur Eririksson, un prévisionniste au Bureau météorologique d'Islande. Aucun changement majeur n'est décelé dans l'activité du volcan. 100.000 vols annulés le mois dernierA présent l'heure est aux (premiers) comptes. Le mois dernier, 100.000 vols ont été annulés en raison du nuage de cendres, provoquant la perte de 1,7 milliard de dollars de ventes, selon l'Association Air transport. La silice contenue dans les nuages de cendres entrave la marche des moteurs et balafre les pare-brises.Encore cette semaine, des compagnies comme Easyjet ou Ryanair ont annulé des dizaines de vols. L'aéroport de Reykjavik-Kflavik , distant de 150 km du volcan, a été fermé dès vendredi matin 2H et pourrait le rester jusqu'à minuit. Des vols arrivant des Etats-Unis ont été détournés vers Akureyri, un autre aéroport international en Islande, situé à 400 km de Reykjavik. British Airways a chiffré à 22% sa chute de trafic le mois dernier en raison du volcan. Les perspectives pour cette année sont moroses car la compagnie britannique doit aussi faire face à des mouvements sociaux d'une partie de son personnel qui pourrait lui coûter les trois quarts de son bénéfice annuel. Une aubaine pour les ferriesFlughafen Wien, l'opérateur de l'aéroport international de Vienne, a subi une perte de passages de l'ordre de 8% en avril. Même Emirates Airline est pénalisée par l'activité du volcan qui lui a fait perdre 10 millions de dollars par jour car un cinquième de sa flotte a été clouée au sol, a indiqué la compagnie en avril. En Irlande, la fermeture de l'espace aérien jeudi a fait le bonheur de la compagnie Irish Continental, la plus grande société de ferry du pays, qui voit ses réservations faire un bond, l'accès à l'île d'Eire se restreignant désormais à la mer. Le nombre de ses passagers a augmenté de 10% à 431.500 entre janvier et début mai, comparé avec la même période de 2009. En Europe, le nombre de vols a été réduit de 500 par rapport à la normale. Mardi, c'est le sud de l'Europe qui était sur le qui vive. L'Espagne a dû annuler une trentaine de vols, particulièrement dans les îles Baléares. Et maintenant, la marée noirePar ailleurs, les compagnies d'assurance ont fait un premier bilan sur ce que lui coûte le célèbre volcan. Allianz a indiqué ne pas s'attendre à un impact significatif en avril. Mais comme d'autres groupes d'assurance, l'Allemand s'attend à subir de plein fouet l'impact des catastrophes « naturelles » au premier trimestre non seulement en raison de l'éruption islandaise mais aussi de la marée noire dans le golfe du Mexique.

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