Les Pays-Bas au régime sec

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ConjonctureLe gouvernement des Pays-Bas s'est lourdement endetté cette année pour sauver les banques et soutenir l'économie. À lui seul, le chômage partiel, mis en place le 1er avril, pour aider les entreprises à économiser sur les coûts de main-d'?uvre, va coûter 1 milliard d'euros en 2009. Alors que le déficit budgétaire s'élèvera à 4,8 % du PIB en 2009 et 6,4 % en 2010, des mesures d'austérité sont attendues aujourd'hui, lors de la présentation du budget 2010. Il est question, plus que jamais, de reporter l'âge de la retraite de 65 ans à 67 ans. Impopulaire, la mesure est en discussion depuis trois ans.Le gouvernement pourrait aussi réduire les sommes versées au titre de la pension publique de base (AOW), en supprimant la prime des retraités ayant un conjoint non actif (673 euros par mois en moyenne). Ce complément ne sera plus versé, à partir de 2011, que pour les conjoints non actifs et âgés de plus de  55 ans. Soit une économie de 170 millions d'euros pour l'État. Des réductions vont aussi être faites dans les retraites versées aux citoyens vivant à l'étranger, nombreux en Espagne, en France et en Grande-Bretagne. Les fonds consacrés à la réintégration des chômeurs longue durée seront eux aussi réduits, à hauteur de 80 millions d'euros.tensionsAu total, le gouvernement espère faire des économies de 400 millions d'euros, un niveau largement insuffisant pour combler le déficit. Les avis divergent, au sein de la coalition de centre gauche au pouvoir, sur les réformes à entreprendre. Les tensions menacent de faire tomber le gouvernement, bien avant les prochaines élections législatives, prévues pour 2011. Le Parti travailliste (PVDA), au pouvoir, préconise en effet un taux d'imposition de 60 % pour tous les salaires annuels supérieurs à 181.000 euros bruts ? la fameuse « norme Balkenende », l'équivalent du salaire du Premier ministre, Jan Peter Balkenende. L'Appel chrétien-démocrate (CDA), également au pouvoir, est opposé à cette « politique du symbole ». Il penche plutôt pour des mesures d'austérité touchant tout le monde.La banque Rabobank, de son côté, incite le gouvernement à s'attaquer à de grandes réformes pour contenir le déficit budgétaire. Les économistes de l'établissement financier estiment que faire passer l'âge de la retraite à 67 ans ne représente qu'un « premier pas », mais restent à court d'idée pour proposer d'autres solutions. Sabine Cessou (Amsterdam)le gouvernement espère économiser 400 millions d'euros.

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