Les Verts veulent bousculer le PS aux élections régionales

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PolitiquePour ces élections, nous refusons d'avancer des objectifs chiffrés. Mais je le dis aux électeurs : imaginez ce qui se passerait si Europe Écologie gagnait dix régions ? On vivrait tous mieux, c'est ma seule ambition. » Cette phrase de Cécile Duflot dans les colonnes du « Parisien-Dimanche » sonne comme un avertissement pour le Parti socialiste, qui rêve d'un grand chelem rose avec la conquête des deux régions (Alsace et Corse) qui manquaient à son palmarès en 2004.Portés par leur succès aux européennes de juin 2008, où, avec 16,3 % des suffrages, ils étaient arrivés juste derrière le PS (16,8 %), et par l'actualité du sommet de Copenhague, les Verts et Europe Écologie espèrent bien renverser une nouvelle fois la table. « Le seul moyen pour que cela change est de mettre les écologistes en responsabilité. Il n'est plus temps de gérer mais d'agir. Les vieilles habitudes un peu ancrées doivent disparaître », insiste Cécile Duflot, qui s'est rendue ? en train ? dans la capitale danoise samedi dernier.Un sondage Ifop réalisé pour « Sud-Ouest Dimanche » est venu apporter de l'eau au moulin de la secrétaire nationale des Verts. 64 % des personnes interrogées s'y disent favorables à ce que certaines régions soient dirigées par des représentants d'Europe Écologie et des Verts, une proportion qui monte à 70 % chez les sympathisants socialistes (46 % des partisans de l'UMP).Cécile Duflot évoque aujourd'hui des maires socialistes « et des sections entières » du PS prêts à quitter la gauche traditionnelle pour Europe Écologie en Île-de-France ou dans le Sud-Ouest. Le maire communiste de Sevran, Stéphane Gatignon, a déjà effectué son transfert. Et du coup Cécile Duflot, tête de liste en Île-de-France, se prend à rêver de la conquête de la région capitale. Un sondage OpinionWay pour « Le Figaro » montrait vendredi qu'au second tour, Cécile Duflot ferait aussi bien que le président PS sortant, Jean-Paul Huchon, face à la candidate de l'UMP, Valérie Pécresse, battue dans les deux cas. « De quoi décomplexer les électeurs qui hésitent et balayer l'argument du vote utile que pourrait utiliser » le président sortant, s'inquiète-t-on au Parti socialiste. Jean-Paul Huchon prend désormais soin de ménager sa jeune rivale. « Je ne ferai jamais durant toute la campagne une réflexion blessante », a-t-il déclaré dimanche.« péril vert »À droite, Nicolas Sarkozy a pris la mesure du « péril vert ». En lançant, le 28 novembre, la campagne de l'UMP pour les régionales, le chef de l'État a appelé la majorité à se faire la championne d'une « écologie populaire » qu'il veut également opposer à la « social-écologie » du PS. Chez les Verts, on est serein. « Tout ce qui parle écologie est bon pour nous », relève un proche de Cécile Duflot.

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