La sécurité de Berlusconi mise en cause

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talieIl s'est approché du chef du gouvernement italien, a levé haut le bras puis a violemment frappé au visage Silvio Berlusconi. Immédiatement ceinturé, Massimo Tartaglia, un déséquilibré de 42 ans, a ensuite été conduit, dimanche soir, à la maison d'arrêt de Milan. Reste que l'agression survenue dimanche en plein centre-ville, au terme d'un rassemblement public, suscite une vive polémique en Italie autour des mesures de sécurité censées protéger le président du Conseil. D'autant que ce n'est pas la première fois que Silvio Berlusconi est victime d'une agression. En 2004, sur la place Navone de Rome, un maçon avait lancé le trépied de son appareil photo en direction du Cavaliere. Celui-ci avait été légèrement blessé sous l'oreille droite. Cette fois, l'impact a été beaucoup plus fort, l'agresseur se trouvant à proximité de Silvio Berlusconi, prolongeant son hospitalisation au moins jusqu'à mardi.« lacunes »Dès lundi, Carmelo Briguglio, membre de la commission parlementaire de contrôles des services secrets a estimé que « le très grave épisode prouve de manière préoccupante que le système de sécurité est inadapt頻. Composé d'une centaine d'agents, le service de protection de Silvio Berlusconi intègre des membres des services secrets et certains de ses anciens gardes du corps privés qui le suivaient lorsqu'il n'était qu'un homme d'affaires. Une vingtaine d'entre eux doivent en principe se déployer dans un double cercle pour servir de bouclier lorsque le chef du gouvernement se déplace au milieu de la foule. Pour Carmelo Briguglio, il y a eu à Milan des « lacunes ». À l'inverse, le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, estime « qu'il n'y a rien à reprocher » aux agents laissant entendre que l'on peut difficilement arrêter un agresseur déséquilibré et solitaire. Reste que la presse italienne soulignait hier que le service de protection avait dans tous les cas failli en n'évacuant pas immédiatement Silvio Berlusconi. Éric Jozsef, à Rome

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