Coup de semonce sur le partage de la valeur ajoutée
La Tribune
La Tribune
Pas question de lâcher prise sur le partage de la valeur ajoutée, symbole aux yeux du chef de l'État d'une plus grande justice sociale. Nicolas Sarkozy a donc ordonné, ce lundi, aux partenaires sociaux de se pencher sérieusement sur la question. Faute d'accord dans les trois mois, le gouvernement légiférera. « Le temps est venu pour les entreprises d'aborder la question du partage du profit avec leurs salariés. Les Français ne comprendraient pas que l'on n'avance pas », a indiqué le chef de l'État aux leaders patronaux et syndicaux qu'il recevait.la règle des trois tiersIl y a un an, lors du sommet social du 18 février, Nicolas Sarkozy avait déjà porté le partage des profits à l'agenda social. Et demandé à Jean-Philippe Cotis, le directeur général de l'Insee, de faire un diagnostic. Mais le patronat, très opposé à la règle des trois tiers édictée au départ par le chef de l'État (puis abandonnée), traîne des pieds. Pour contourner la difficulté, le sujet est intégré à une délibération sociale sur les institutions représentatives du personnel (IRP). Seul problème, les négociations en bonne et due forme ne sont toujours pas ouvertes. D'où le coup de semonce de Nicolas Sarkozy, qui a notamment conseillé aux partenaires sociaux de disjoindre les discussions sur le partage de la valeur ajoutée de celles sur les IRP pour avancer plus rapidement.Si les syndicats, dans leur majorité, se satisfont de la relance présidentielle, l'inconnue demeure sur les intentions du Medef. À la sortie du sommet social, Laurence Parisot se disait disposée à ouvrir des négociations sur les IRP... Pas tout à fait la commande de Nicolas Sarkozy. A. L.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?