Les trois prochains marchés émergents viendront de l'Est

 |   |  388  mots
Les flux d'investissement sur les marchés émergents ont été significatifs au cours des deux dernières années : plus de 80 milliards de dollars en 2009 et plus de 60 milliards de dollars en 2010. L'offre de gestion collective s'est d'ailleurs étoffée à cette occasion, que ce soit sur la Chine, l'Inde, le Brésil ou le Mexique. Dans ce contexte, une zone géographique a suscité un peu moins d'intérêt que les autres. « Compte tenu des craintes, infondées, liées à l'endettement de pays comme la Grèce ou le Portugal, les pays d'Europe centrale n'ont fait l'objet que de flux d'investissement modestes et les valorisations n'y ont pas connu les excès observés sur d'autres places de cotation », explique Nicolas Picard, le gérant de CPR Europe Nouvelle, un fonds spécialisé sur les marchés polonais, tchèque et hongrois. Ces trois pays trouvent aujourd'hui grâce auprès des investisseurs pour deux raisons. « D'une part, leurs niveaux de croissance restent supérieurs à ceux de la France et de l'Allemagne et, vu que les cours n'ont pas atteint les niveaux excessifs enregistrés en Chine ou au Mexique, les risques de baisse sont moins importants », précise le gérant. Le portefeuille de CPR Europe Nouvelle est composé d'une trentaine de valeurs. La Pologne, le seul pays européen à avoir enregistré une croissance en 2009, représente à elle seule les deux tiers de l'actif du fonds. Parmi les principales valeurs détenues figurent d'ailleurs PKO BP, la plus grande banque du pays, contrôlée par l'État à 62 %, KGHM Polska Miedz, le plus gros producteur de cuivre en Europe, détenu à 44 % par l'État, ainsi que Bank Pekao, la deuxième banque polonaise en actifs, filiale du groupe italien Unicredito. « Les banques, qui jouent là bas pleinement leur rôle de financement de l'économie, disposent d'un potentiel important car les populations y sont encore très peu bancarisées. Par ailleurs, les entreprises détenues par les états distribuent traditionnellement des dividendes élevés », constate le gérant, qui estime que la Pologne, la République tchèque et la Hongrie devraient bénéficier encore longtemps du phénomène de convergence européenne, même si, comme pour tous les marchés émergents, le parcours boursier peut, par moment, être heurté. Thierry Bisag

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :