Paris au secours des forêts au sommet de Copenhague

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Sommet climatiqueLa lutte contre la déforestation est la façon la moins coûteuse de limiter les émissions de CO2. » C'est au nom de ce postulat incontesté que Nicolas Sarkozy reçoit ce mercredi, avant de s'envoler pour la conférence sur le climat de Copenhague, les hauts dirigeants des onze pays africains membres du partenariat pour les forêts du bassin du Congo (Cameroun, Congo?). Objectif ?? « Leur dire que nous voulons mettre de l'argent pour les aider à lutter contre la déforestation » et la dégradation des sols, responsables de 17 % à 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Très symboliquement, cette rencontre intervient deux jours avant la clôture de la conférence de Copenhague, où le risque de flop est redevenu un hypothèse crédible, poussant certaines capitales à l'instar de Paris à réagir et chercher de nouvelles alliances. Mardi, la France et l'Éthiopie, représentante de l'Afrique à Copenhague, n'ont-elles pas lancé un appel aux négociateurs sur le climat pour que soit adopté un accord ambitieux??Avec 200 millions d'hectares, les forêts du bassin du Congo constituent le deuxième « poumon vert » de la planète derrière l'Amazonie. S'il n'a pas été jusqu'à présent le plus frappé par la déforestation, il pourrait bien faire la convoitise des négociants du bois, ou des multinationales des grandes plantations à un moment où le Brésil et l'Indonésie promettent de durcir leurs mesures contre la déforestation illégale chez eux.convaincre les pays richesFace à ce risque, la France promeut avec l'Union européenne une réduction de 50 % du rythme de la déforestation d'ici à 2020 en Afrique, puis un arrêt total en 2030. Pour compenser les pertes de revenus des États concernés, « Nicolas Sarkozy a proposé de consacrer 20 % des aides financières envisagées entre 2010 et 2012 dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique », explique Denis Loyer, directeur adjoint à l'Agence française de développement, soit 6 milliards de dollars. Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, ont aussi promis de convaincre à Copenhague les autres pays riches de s'engager financièrement au-delà de 2012. Mais pour Jérôme Frignet, responsable des campagnes forêts chez Greenpeace, vu le peu de consensus sur les hypothèses de nouvelles sources de financement (taxation sur les transactions financières?), « ces promesses risquent de se traduire par un recyclage des aides déjà existantes ».

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