Le brent, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre
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chronique des marchésBroom, Rannock, Etive, Ness et Tarbet sont bientôt à sec. Ces cinq strates géologiques autrefois gorgées de pétrole, situées au large de l'Écosse dans la mer du Nord, ont chacune donné leur initiale pour définir « LA » référence mondiale du marché du pétrole : le brent. Découvertes dans les années 1970, elles ont été largement explo itées, et leurs ressources s'épuisent. Dans un champ de pétrole, les derniers barils sont aussi les plus compliqués à extraire, ce qui explique le ralentissement des rythmes de production. D'autres champs ont pris le relais. Les pétrole brut de qualité Forties, Oseberg et Ekofisk, également répartis dans la mer du Nord, contribuent à alimenter la référence du brent. Mais eux aussi s'épuisent. Moins d'un million de barils sortent aujourd'hui des plates-formes offshore de la mer du Nord. Un effet rareté qui pose problème : le Brent est en effet devenu au fil du temps la référence de prix principale du monde du pétrole. Près de 60 % des barils extraits dans le monde, destinés à l'Europe ou l'Asie, sont ainsi tarifés en fonction des cours du brent, les autres se référant au West Texas Intermediate, un brut texan coté aux États-Unis. Les pétroles de l'Opep notamment, souvent plus chargés en soufre, ou plus lourds, se traitent avec une décote de 1 à 2 dollars par rapport au Brent. Pour que la référence du Brent renvoie à une réalité physique significative, Platt's, l'acteur de marché qui calcule la référence, songe à incorporer au brent du pétrole de qualité proche livré en Europe, même s'il vient d'autres origines, y compris des États-Unis, où l'on trouve des pétroles de qualité comparable. L'objectif de Platt's étant de présenter une référence de prix sur une variété de pétrole qui représentent une part suffisamment crédible des 85 millions de barils brûlés chaque jour sur la planète. Aline Robert
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