Feu vert pour les péages urbains

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Après avoir connu un parcours chaotique, les péages urbains viennent d'acquérir droit de cité. La commission mixte paritaire du Parlement (7 députés et 7 sénateurs) chargée de statuer sur le projet de loi Grenelle 2 a validé hier mercredi un amendement introduit par le sénateur UMP des Alpes-Maritime Louis Nègre, autorisant les expérimentations de péages urbains. Aux termes de la loi, seules les agglomérations de plus de 300.000 habitants seront autorisées à lancer de telles expériences, à condition toutefois que ces dernières n'excèdent pas une période de trois ans. Par ailleurs et avant de recevoir le feu vert, les communautés de communes concernées devront justifier leur décision en réalisant un audit approfondi des conditions de circulation dans leurs centres-villes et des alternatives à la voiture proposées à leurs populations (transports en commun, etc). Selon Louis Nègre, le champ d'application de la loi ne concerne « qu'environ une douzaine de grandes agglomérations françaises ». Réactions positivesL'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) a réagi positivement, estimant que « pour les maires des grandes villes, le droit à l'expérimentation du péage urbain constitue un dispositif supplémentaire au service de la mobilité urbaine ». Son président, Michel Destot, député-maire PS de Grenoble, a estimé que « ce droit (...) peut permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique responsable de plus de 30.000 morts prématurées chaque année ». Plusieurs villes européennes ont déjà mis en place des péages urbains comme Londres, Milan ou encore Stockholm et Oslo. Rémy Janin

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