Le Laos, une porte d'entrée sur l'Asie pour les primo-exportateurs français ?

 |   |  662  mots
Il n\'y a pas que la Chine ! C\'est en substance le message que l\'ambassadeur de République démocratique populaire lao en France et l\'ambassadeur de France à Vientiane ont voulu faire passer la semaine dernière lors de la présentation des premiers rendez-vous de Vientiane et de la semaine française au Laos.« Située au cœur d\'une des régions les plus dynamiques du monde, le Laos connait de manière durable un taux de croissance économique de plus de 8% par an, le plus élevé d\'Asie du sud-est», explique Yves Carmona, l\'ambassadeur de France à Vientiane, la capitale Lao. Des frontières avec six pays« C\'est un pays d\'échanges et une porte d\'entrée pour la partie la plus dynamique du sous-continent, la région du grand Mékong. Il y a un siècle, nous avons raté le Japon qui s\'ouvrait, il y a cinquante ans, nous avons raté la Chine qui s\'éveillait… Ne ratons pas aujourd\'hui l\'Association des nations de l\'Asie du sud-est [ASEAN] qui est un enjeu de demain  », renchérit Alain Daout, le président du Comité d\'organisation des \"Premiers rendez-vous de Vientiane\" qui se tiendront du 25 au 30 novembre. Un évènement au cours duquel seront organisés un salon professionnel, un séminaire intitulé « investir au Laos » et un colloque sur les villes émergentes, entre autres. Une quarantaine d\'entreprises françaises ont d\'ores et déjà prévu de faire le déplacement dans la capitale lao.Pour mémoire, le pays compte des frontières avec le Vietnam, la Thaïlande, la Chine, le Cambodge et la Birmanie en plein réveil. Quant à l\'ASEAN, elle est composée des Philippines, de l\'Indonésie, de la Malaisie, de Singapour, de la Thaïlande, du Vietnam, de la Birmanie et du Cambodge.L\'amitié et le commerce peuvent-ils faire bon ménage ?Le « pays du million d\'éléphants » possède-t-il autant d\'atouts ? « C\'est un petit pays de six millions d\'habitants, dont beaucoup sont francophones, parfaitement adapté pour les TPE et les PME qui veulent tenter une première aventure commerciale en Asie. Entretenir des relations amicales et d\'affection, ce n\'est jamais mauvais pour les affaires. Bien au contraire ! Plutôt que de s\'attaquer au mastodonte chinois où la concurrence fait rage et où le rêve peut vite se transformer en cauchemar coûteux, il est peut-être préférable de commencer ou de renforcer une démarche export dans une économie à taille humaine, surtout dans la perspective de la création du marché unique de l\'ASEAN en 2015 », poursuit Alain Daout, rappelant que le Laos est membre de l\'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis février.Sachant que les PME constituent l\'essentiel des exportateurs français, dont un tiers sont des entreprises artisanales, l\'argument peut porter.La France bien placée au LaosDepuis plusieurs années, la France est l\'un des tout premiers partenaires extra-régionaux du Laos, atteignant même le sixième rang de ses fournisseurs en 2011, particulièrement dans l\'aéronautique. L\'Hexagone est le premier investisseur occidental au Laos. Essilor, EDF y sont déjà présents.Bien évidemment, exporter ou s\'implanter au Laos n\'est pas un chemin semée de roses. L\'enclavement du pays, qui n\'a pas d\'accès à la mer, la lourdeur bureaucratique et la lenteur de la transition démocratique peuvent rebuter. « Le gouvernement a fait de la simplification administrative l\'un de ses chevaux de bataille. Nombre de mesures ont été prises pour inciter les entreprises étrangères à venir chez nous, notamment pour faciliter le rapatriement des bénéfices ou pour faciliter l\'accompagnement, via la création de guichets uniques et de zones franches », insiste l\'ambassadeur du Laos à Paris, son excellence Khuouanta Phalivong.  

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :