Un fonds de sauvetage bien complexe

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Les 750 milliards d'euros du mécanisme européen de stabilisation de l'euro devaient être l'argument massue contre le scepticisme des marchés. Mais l'échafaudage des garanties et prêts totalisant ce montant monstre devient en lui-même un problème au moment de l'actionner. La somme se décompose en trois enveloppes : 60 milliards de garanties accordées sur le budget communautaire par les Vingt-Sept, 440 milliards pilotés depuis l'European Financial Stability Facility immatriculée le 8 juin au Luxembourg par les gouvernements de la zone euro et, enfin, 250 milliards d'euros promis, si besoin, par le FMI. Dans quelle enveloppe taper en premier ? Comment combiner ces différents moyens dont le déblocage obéit à des règles de procédure, donc à des négociations politiques, différentes ? En quoi consiste précisément l'ultima ratio déclenchant cette aide ? Rien de cela n'a été fixé avec précision au printemps dernier quand le mécanisme a été mis sur pied. Côté français, on considère ces « marges de manoeuvre » indispensables. « L'incertitude n'est pas forcément mauvaise pour certains acteurs », note un diplomate, évoquant les risques de spéculation qu'entraînerait une trop grande automaticité. À Berlin, on estime au contraire nécessaire de clarifier le mécanisme pour le rendre plus rassurant aux yeux des marchés. F. A., à Bruxelle

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