Benjamin Genest fait école en Australie

 |   |  507  mots
Benjamin Genest a bien toutes ses facultés. Plus de 50 reparties à travers toute l'Australie et qu'il a soigneusement compilées dans la brochure de sa compagnie Francaustralia Education. Les meilleures universités du pays y côtoient les centres de formations professionnelles en tout genre et les écoles de langue de tous niveaux. Benjamin Genest est, depuis 2002, le patron d'un « bureau de conseils et d'orientation sur les études en Australie ». Dénomination qu'il préfère à celle d'« agence ». Pour mieux se démarquer de la concurrence sans doute. Le Normand d'origine n'est en effet pas le seul à avoir eu la bonne idée de répondre à la demande, de plus en plus pressante, formulée par les jeunes Français d'incorporer le système éducatif australien. Ils sont à chaque rentrée un peu plus de 3.000 à venir tenter, pour quelques mois ou quelques années, l'aventure aux antipodes. « Il existe en effet un certain phénomène de mode autour de l'Australie », reconnaît Benjamin, lui-même arrivé dans le pays avec son visa étudiant en 1999. Il a alors 23 ans et un BTS de publicité en poche qu'il entend faire fructifier du côté de Brisbane.1.000 dossiers par anPar le jeu des équivalences entre diplômes français et australiens, il se retrouve en définitive à 130 km de la capitale du Queensland, du côté de Toowoomba, gros bourg de campagne installé aux portes du bush. « Cela aurait pu être pire, mais c'était quand même pas génial », sourit aujourd'hui Benjamin. C'était surtout imprévu et c'est justement pour éviter ce genre de surprise à d'autres étudiants qu'il décide en 2002, avec son ami Jean-Baptiste, de lancer Francaustralia Education, comme un lien tissé entre les systèmes d'enseignement supérieur des deux pays. Depuis Paris pour Jean-Baptiste et Brisbane pour Benjamin, les deux compères dirigent sept ans plus tard une petite entreprise prospère, qui compte 6 employés et gère près de 1.000 dossiers par an. Payés à la commission par les établissements, les services « ne coûtent pas un dollar supplémentaire à l'étudiant », insiste le jeune trentenaire, plutôt satisfait de son coup.C'est justement ça qu'il aime en Australie, « cette facilité de mettre en pratique ses idées », résume encore celui qui n'en manque pas. Il s'intéresse depuis quelques mois à une autre demande : celle des Néo-Calédoniens pour l'immobilier australien. Même principe, son associé à Nouméa et lui sur place, pour dénicher sur son kitesurf les perles de la Sunshine et de la Gold Coast. L'?il pétille. « C'est toujours exaltant de démarrer une nouvelle activit頻, reprend Benjamin Genest, assis dans son bureau, les hautes tours du centre d'affaires de Brisbane dans le dos. Il a appris à apprécier cette ville où « les gens sont heureux de vivre » et d'où il ne se voit pas encore partir. Trop de choses à créer, d'opportunités à saisir pour ce businessman dans l'âme qui s'épanouit depuis une décennie sous le soleil d'Australie. nL'expatrié

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :