CGGVeritas entend optimiser son organisation interne

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CGGVeritas va marquer une pause. Trois après la fusion de CGG et Veritas, six mois après la prise de fonction du nouveau directeur général Jean-Georges Malcor, le spécialiste français de la sismique amorce un plan pour mieux structurer et gérer l'entreprise. « Nous avions besoin après des années de croissance et d'acquisitions de faire une pause, de rationaliser et de simplifier l'organisation, de gagner en efficacité opérationnelle, encore plus rapidement en raison de la crise », indique à « La Tribune » Jean-Georges Malcor. Ce plan vise un impact positif sur le résultat opérationnel du groupe d'environ 150 millions de dollars d'ici à fin 2012, avec deux volets, l'un de réduction de coûts et un autre d'amélioration de la performance.Le marché de la sismique (l'échographie des sous-sols) a souffert du report d'investissements des pétroliers liés à la crise, qui repartent désormais, et du moratoire sur les forages dans le Golfe du Mexique après l'accident de BP, récemment levé. Jean-Georges Malcor ne se risque pas à prédire le calendrier d'un retour à une activité normale sur place, mais se réjouit des frémissements ressentis. Très récemment, CGGVeritas a ainsi obtenu un permis pour une nouvelle étude dans le Golfe. « Nous considérons que c'est un problème de temps mais que ça repartira. Nous vendons des librairies de données à un niveau très encourageant, on sent que les clients se préparent ».Il estime avoir une carte à jouer aux États-Unis dans l'exploitation des gaz non conventionnels. Dans le conventionnel, la sismique est notamment utilisée pour observer le comportement des réservoirs. Mais les producteurs de gaz non conventionnels s'en sont jusqu'ici passés pour contrôler la façon dont leurs techniques de fracturation hydraulique libèrent les gaz. Le chiffre d'affaires pour CGGVeritas y reste donc embryonnaire, une dizaine de millions, mais l'optimisation que l'entreprise pense pouvoir apporter nourrit ses espoirs. « La sismique permet de bien comprendre les propriétés mécaniques des roches mères et vérifier que la fracturation se propage comme on l'avait prévue », souligne ainsi le dirigeant.Bien installé aux commandes du groupe, Jean-Georges Malcor est aussi satisfait de son périmètre. « Un des atouts de CGGVeritas, c'est de pouvoir maîtriser toute la chaîne de valeur de la sismique. Sercel [qui fabrique des équipements et dont les marchés réclament parfois la cession] fait partie intégrante de l'entreprise », assure-t-il. « Aujourd'hui, nous n'envisageons pas de réaliser une acquisition d?envergure », conclut-il.

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