T comme tanker
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C'est en début d'année, probablement en février, que le Pentagone doit décider qui de Boeing ou d'Airbus remportera le contrat des tankers, ces avions ravitailleurs, pour l'US Air Force évalué à 35 milliards de dollars. Ce dossier explosif traîne depuis 2003 après la remise en cause de la victoire de Boeing puis Airbus qui avaient, tour ou à tour, raflé la mise. Et pèse sur les relations entre Paris et Washington. Il faut dire que les liens transatlantiques manquent d'enthousiasme. Alors que l'Europe entière - Nicolas Sarkozy au premier chef - s'était entichée du candidat Barack Obama, le président américain préfère l'Asie. Il a boudé le sommet États-Unis-Union européenne de Madrid, en mai 2010, vexant les Européens. Les différends commerciaux restent nombreux. Faisant l'objet de plaintes devant l'Organisation mondiale du commerce, les subventions reçues par Boeing, d'une part, et EADS, de l'autre, empoisonnent toujours la décision du Pentagone d'équiper l'armée de l'air de tankers. Après huit ans d'attente et de tergiversations, le suspense devrait enfin être levé. L. J. B. et F. G.
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