La concurrence entre Bourses ne s'est pas démentie en 2010

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Nul doute que les Bourses historiques ont passé l'année à surveiller leur part de marché après des exercices 2008 et 2009 placés sous le signe de l'érosion. La fragmentation a encore gagné du terrain cette année en Europe. La part des marchés des plates-formes alternatives a progressé : Chi-X, Bats et Turquoise, qui ont envahit le paysage boursier du Vieux continent depuis mars 2007, concentrent désormais plus de 26 % des échanges, selon les données de Thomson Reuters. En décembre 2009, les trois plates-formes cumulaient 20,2 % des échanges. London Stock Exchange Group s'est maintenu au premier rang, avec une part quasi inchangée du gâteau. Nyse-Euronext et Deutsche Börse, pourtant, ont cédé un peu de terrain. Mais le mouvement de bascule est en train de perdre de sa vitesse. Pour Axel Pierron, vice-président chez Celent, l'essentiel des investissements pour se connecter et pouvoir diriger de manière automatique les ordres (routage automatique des ordres) vers les nouveaux acteurs du paysage boursier européen a eu lieu. « Nous arrivons à un plateau et il va devenir désormais difficile d'attirer de nouveaux types d'ordres dans ces marchés matures », prédit-il.À moins que les intervenants ne soient plus regardants quant à la « meilleure exécution » de leurs ordres. Selon Equiduct, la part de marché de Nyse-Euronext aurait pu être inférieure de 1,6 point aux 25,5 % constatés hors fixing si les intervenants avaient routé leurs ordres vers le meileur prix disponible le mois dernier. À l'inverse, Bats et Turquoise (racheté par le London Stock Exchange) auraient eu à profiter de cette « meilleure exécution ». D'éventuelles opérations« Les parts de marché commencent à se figer », constate également Jean de Castries, directeur général d'Equinoxe Consulting. La directive MIF, dans sa version révisée, devrait signifier davantage de contraintes réglementaires pour les MTF. Autant d'éléments qui devraient pousser les actionnaires à envisager d'éventuelles opérations ».« 2010 n'a pas vu de nouveaux arrivants significatifs côté plates-formes alternatives régulées (MTF). En revanche, nous avons assisté au tout début de ce qui pourrait bien être une tendance en 2011: la juxtaposition dans l'offre des banques de MTF à côté des systèmes d'appariement des ordres », souligne Jean de Castries. Nomura comme UBS ont lancé un MTF anticipant l'évolution de la réglementation sur les crossing networks. « Il est difficile d'apprécier à ce stade les conséquences en terme de volume de ces lancements. Mais, alors que l'on mesure mal aujourd'hui l'importance exacte des crossing networks, les transferts probables de volumes vers les nouveaux MTF permettront une visibilité plus grande ».

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