Match serré entre droite

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Avant le second tour de l'élection présidentielle au Chili ce dimanche, le candidat de la droite modérée possédait un léger avantage dans les sondages pour remporter la victoire et mettre fin à plus de vingt ans de gouvernement de centre-gauche. Âgé de 60 ans, le milliardaire Sebastian Pinera, qui a fait fortune dans les cartes de crédit et les compagnies aériennes, battu en 2005 par la socialiste Michelle Bachelet, pourrait ainsi tenir sa revanche en prenant le pas sur le candidat de centre-gauche Eduardo Frei. Au premier tour, le 13 décembre, cet investisseur diplômé d'Harvard était arrivé largement en tête avec 44 % des voix et 29,6 % à Eduardo Frei. Depuis, les sondages le donnaient largement vainqueur. Mais ces dernières semaines, l'écart s'est resserré, le dernier sondage publié mercredi donnant 50,9 % contre 49,1 %.promesses électoralesSebastian Pinera a promis de créer un million de nouveaux emplois et un taux annuel de croissance de l'économie de 6 %, grâce à une augmentation des investissements et une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques. Son conseiller économiste a notamment souligné le ralentissement de la croissance du pays, qui s'élevait à 7,6 % entre 1986 et 1997 avant de baisser progressivement à 3,3 %. Pour sa part, Eduardo Frei s'est engagé à poursuivre la politique de Michelle Bachelet et à étendre les programmes sociaux à la classe moyenne.Une victoire de Sebastian Pinera indiquerait en outre une évolution de l'opinion publique en Amérique du Sud, une région largement dominée par des gouvernements de gauche depuis quelques années. Pour autant, une victoire de la droite ne devrait pas se traduire par des changements majeurs dans la politique économique du premier pays producteur de cuivre du monde et l'une des économies les plus dynamiques d'Amérique du Sud. C'est précisément la gestion par le gouvernement de gauche de la manne de millions de dollars générés par l'exploitation du métal rouge par la compagnie publique Codelco qui a mécontenté une partie des 8 millions de Chiliens appelés à voter. Par ailleurs, ils sont tentés par un renouvellement du personnel politique, Eduardo Frei ayant dirigé le pays de 1994 à 2000 après la dictature exercée par le général Augusto Pinochet. n

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