Juncker va rempiler à l'Eurogroupe

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À titre exceptionnel, ce n'est pas Jean-Claude Juncker qui présidera le début de la réunion de l'Eurogroupe ce lun-di soir à Bruxelles, mais la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado. Et pour cause, le premier point de l'ordre du jour sera l'élection du président de ce forum des grands argentiers de la zone euro. Mais dès la formalité électorale terminée, le Premier ministre luxembourgeois, dont la reconduction ne fait aucun doute, reprendra les rênes. Jean-Claude Juncker n'est plus ministre des Finances depuis six mois mais il incarne résolument cette fonction de président « permanent » de l'Eurogroupe, qu'il occupe depuis sa création en 2005. Et surtout : il est l'unique candidat.meilleure coordination Alors qu'il n'a que 55 ans, Jean-Claude Juncker est considéré comme un « dinosaure de l'intégration européenne ». Siégeant à la table des chefs d'État et de gouvernement depuis quinze ans, il se rêvait en premier président du Conseil européen. Il le serait sans doute devenu si les Irlandais avaient dit oui au traité de Lisbonne dès leur premier référendum, en juin 2008. À l'époque, il paraissait incontournable. Mais la crise est passée par là, et Nicolas Sarkozy lui reproche de l'avoir regardée passer. Jean-Claude Juncker a, par exemple, refusé en octobre 2008 de convoquer un sommet de l'Eurogroupe, que Nicolas Sarkozy a fini par organiser lui-même à Paris. Les relations entre les deux hommes, émaillées de malentendus, se sont sérieusement dégradées. Ce qui a valu au Luxembourgeois un veto présidentiel français à sa nomination à la tête du Conseil européen en décembre dernier.Jeudi dernier, Jean-Claude Juncker est allé voir Nicolas Sarkozy. Il est ressorti de l'Élysée avec l'appui de la France à sa reconduction à la tête de l'Eurogroupe. Pour cela, il a dû présenter une feuille de route vers une meilleure coordination des politiques économiques et s'engager à se doter d'un secrétariat permanent. Il disposera ainsi de « quatre à cinq collaborateurs », dont ? à l'évidence ? un Français au moins. Il a dû également se montrer plus ouvert à la tenue de sommets de la zone euro, mais uniquement dans des circonstances exceptionnelles. Il ne juge en revanche pas utile d'organiser un sommet sur les graves difficultés que traverse la Grèce.??

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