2. Cet État qui calibre mal ses politiques...

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- - - -Sur l'emploi La Cour voit dans la prime pour l'emploi (PPE) « une dépense fiscale aux objectifs de plus en plus confus », dont le coût pour l'État a presque doublé entre 2001 et 2009, passant de 2,5 à plus de 4 milliards d'euros. Elle dénonce « une absence de ciblage » et un manque de pilotage du dispositif, préconise de désigner un véritable chef de file et recommande une harmonisation avec le RSA.Concernant le chômage partiel, la Cour déplore que l'intensité de sa mobilisation ait été nettement moins importante qu'en Allemagne, en Italie ou en Belgique pendant la crise (275.000 salariés en France en 2009, contre 1,53 million en Allemagne). La Cour recommande d'améliorer l'attractivité du dispositif, de simplifier son cadre juridique et de renforcer les incitations visant à combiner chômage partiel et formation. H. F.- - - -Sur l'export Selon la Cour, 6,9 % des exportations françaises et seulement 10 % à 15 % des entreprises exportatrices ont été soutenues par l'État en 2009. Il reste donc des efforts à faire, puisque l'on recense 90.000 entreprises exportatrices. Malgré la rationalisation déjà engagée de ce soutien public, via notamment la réforme d'Ubifrance, la Cour estime que la clarification des rôles entre les membres de l'équipe de France de l'export (conseillers du commerce extérieur, Ubifrance, Coface...) est encore insuffisante. « Les dispositifs sont faiblement orientés vers les zones géographiques où les entreprises ont le moins facilement accès aux marchés », précise le rapport qui souhaite également une plus grande sélectivité des entreprises susceptibles d'être aidées pour réduire le taux d'échec et donc le coût de ce soutien pour les finances publiques. F. P.

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