Une politique de rémunération actionnariale toujours généreuse
La Tribune
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Les stars du CAC40 vont à nouveau choyer leurs actionnaires cette année. Alors que la saison de publications des résultats annuels bat son plein, les entreprises du CAC 40 font tout pour fidéliser les membres de leur tour de table. Les dividendes versés en 2011 au titre de l'exercice 2010 sont attendus en hausse de 14 % sur un an, à 40 milliards d'euros, selon le calcul du cabinet Primeview. « À structure comparable, les dividendes du CAC 40 reviennent à des niveaux historiques, alors que les bénéfices sont encore en-dessous de leur pic de 2007 », relève Pierre Sabatier, stratégiste chez Primeview. Des efforts pendant la criseLe montant des coupons versés devrait toutefois progresser de façon moindre que les profits sachant que les entreprises avaient consenti des efforts pour les maintenir durant la crise. « Le taux de distribution a grimpé jusqu'à 56 % durant la crise en raison de la baisse des profits. Mécaniquement, avec la progression des bénéfices en 2010, ce taux de distribution devrait revenir autour de 40-45 % », souligne Pascal Quiry, co-auteur du livre de finance d'entreprise « Vernimmen » (Editions Dalloz). Pour Pierre Sabatier, cela reste néanmoins plus élevé que la moyenne historique comprise entre 37 % et 40 %. « Il s'agit d'un changement structurel qui traduit l'exigence accrue des investisseurs. » Sur les 24 sociétés du CAC 40 ayant publié pour l'heure leurs résultats annuels, seul Alcatel-Lucent, encore en perte en 2010, a annoncé qu'il ne verserait pas de dividende. Au classement des entreprises les plus généreuses, le podium historique devrait se maintenir, avec en tête des groupes comme Total, France Télécome;lécom ou encore GDF Suez. Les financières se distinguent également. Société Généralecute; Générale a ainsi relevé son dividende de 0,25 euro par action pour l'exercice 2009 à 1,75 euro pour celui de 2010. Selon Pierre Sabatier, la nouveauté réside cette année dans le retour attendu des dividendes pour les constructeurs automobiles Renault et Peugeot, ainsi que pour EADS. Outre les dividendes, les entreprises vont également utiliser une partie de leur importante trésorerie pour racheter leurs propres actions. « Le volume des rachats d'actions devrait progresser cette année par rapport aux 2 milliards d'euros enregistrés l'an dernier », note Pascal Quiry. Et d'ajouter : « Toutefois, les niveaux de 2006 et 2007 ne seront pas atteints car les gros racheteurs d'actions ne sont plus là. » - à l'image des banques qui doivent consolider leurs fonds propres dans le cadre de Bâle III, ou de Sanofi-Aventis, occupé à financer le rachat de Genzyme.
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