Kerlink met les télécoms dans le bus
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« Si l'on veut que les gens utilisent les transports collectifs, il faut améliorer l'information qu'on leur donne », affirme Simon Chignard, directeur commercial et marketing de Kerlink. Et cette jeune société s'y emploie. Son nom trahit ses origines. Kerlink est née à Rennes, sur le campus de Rennes Atalante, qui concentre le tiers de la recherche française en télécoms. Quand la société Wavecom a décidé de fermer son centre de R&D et proposé à ses employés bretons de venir travailler à Issy-les-Moulineaux, huit d'entre eux - dont sept ingénieurs - sont restés et ont créé Kerlink avec leurs indemnités de départ, en 2004. Ils ont continué à faire ce qu'ils savaient faire : des composants radiofréquences pour les réseaux de télécoms mobiles.trois marchésLeur premier produit, un boîtier de communication né en 2005, a été adopté par la Compagnie armoricaine des transports, une filiale de Veolia. « Ce boîtier fournit des informations sur la localisation des bus et l'horodatage, explique Simon Chignard. Il aide à réguler le trafic et à informer les voyageurs, car il n'y a rien de pire que d'attendre à un arrêt sans savoir si le car est déjà passé ou non ! » Kerlink se développe sur trois marchés : le transport de personnes, de marchandises et la télémétrie. La société vient de déployer 3.000 boîtiers balises GPS sur les wagons de fret de la SNCF. Avec un effectif de 30 personnes (90 % d'ingénieurs), Kerlink a réalisé un chiffre d'affaires de 2,4 millions d'euros en 2009 (+ 20 % par rapport à 2008). Elle espère bénéficier d'une croissance équivalente en 2010. Sophy Caulie
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