Les Français sont moins adeptes du crédit à la consommation que leurs voisins

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Dans l'Hexagone, trois voitures neuves sur quatre et la moitié des véhicules d'occasion sont financées par le crédit à la consommation. L'ensemble des dépenses des Français financées ainsi représente 7 % du produit intérieur brut. Autant dire qu'ils sont peu gourmands de crédit à la consommation. Ainsi, alors que dans l'Europe des 27, les encours de crédit conso rapportés à la consommation des ménages s'élèvent à 16,4 %, les Français affichent un taux de 12,6 % (comme les Italiens), très loin derrière les pays du Nord (plus de 28 % en Irlande et en Finlande, 24,9 % au Royaume-Uni). Dans une étude publiée ce mardi par Crédit Agricolegricole Consumer Finance, il apparaît que les pays d'Europe sont loin d'avoir des habitudes comparables en matière de crédit conso. L'an dernier, malgré la crise, l'encours global n'a paradoxalement pas bougé (lire interview) à 1.126 milliards d'euros. En revanche, les pays où la croissance de l'encours avait été forte avant la crise, ont enregistré les plus forts ralentissements. Mais leur pondération n'est pas de nature à faire dérailler les statistiques. Globalement cinq pays, qui représentent 63 % de la population, pèsent 74 % des encours totaux. usagesAu-delà des grandes masses, l'étude montre que les profils d'emprunteurs n'ont rien à voir avec la puissance économique de chaque pays. Ainsi, les Britanniques et les Roumains ont quasiment le même encours de crédit conso rapportés à leur consommation totale (autour de 24 %). Le parallélisme est le même, à des niveaux nettement inférieurs (entre 9 et 12 %) entre Français, Hongrois et Estoniens. Comment expliquer ce grand écart, indépendant de la richesse du pays ? Par la culture dans les habitudes de consommation et leur confiance en l'avenir, répondent les auteurs de l'étude. Ainsi, il apparaît que dans l'Hexagone (2.263 euros de crédit par tête), on paie davantage en cash qu'au Royaume Uni (4.977 euros de crédit par tête) ou qu'en Allemagne (2.768 euros). à cet égard, note Nicolas Pécourt, directeur de la prospective et de la communication de Crédit Agricolegricole Consumer Finance, « si l'usage en France était équivalent à ce qu'il est en Allemagne, les encours de crédit à la consommation seraient supérieurs de 31,5  milliards d'euros, soit à peu près l'équivalent du plan de relance français ». n L'an dernier, malgré la crise, l'encours global n'a pas bougé, à 1.126 milliard d'euros.

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