Europe ? Amérique Latine : un sixième sommet sous le signe de la crise

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Le sixième sommet Union Européenne-Amérique Latine et Caraïbes qui s'ouvre ce mardi à Madrid a pour thème principal l'innovation et la technologie pour le développement durable et l'intégration sociale. Mais cette rencontre entre les deux continents sera surtout marquée par la crise économique et la volonté de l'Union européenne de tirer parti des opprtunités offertes par le continent latino-américain, dont l'économie croîtra de 4% en 2010, selon le Fonds monétaire international.L'ensemble des réunions sous-régionales et bilatérales organisées depuis ce week-end et jusqu'à mercredi en Espagne doivent permettre de passer plusieurs accords visant à renforcer la position de l'UE sur le marché latino-américain, qui compte 540 millions d'habitants. L'Europe est le premier investisseur dans la région et son deuxième partenaire commercial, après les Etats-Unis. Entre 2000 et 2009, l'UE a vu ses importations de marchandises en provenance d'Amérique Latine passer de 54,3 à 74,5 milliards d'euros, ses exportations de biens à destination du continent grimpant de 59,2 à 65,9 milliards d'euros. Concurrence chinoiseL'UE compte sur le sommet de Madrid pour consolider sa position comme l'un des principaux partenaires commerciaux de l'Amérique Latine, alors que la Commission Economique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL) estime que la Chine pourrait supplanter les Européens comme destination des exportations latino-américaines dès 2015.L'Espagne compte sur ce sommet pour rendre à sa présidence tournante le lustre perdu du fait de la crise de la dette, notamment. Lundi, le ministre des affaires étrangères espagnol, Miguel Ángel Moratinos, a annoncé, au sortir de la réunion préparatoire du sommet, que les soixante délégations présentes s'étaient mises d'accord sur une déclaration politique et un « plan d'action », et que les résultats étaient « historiques ». La réunion sous-régionale UE-Mercosur a été l'occasion de rouvrir les négociations commerciales avec le bloc sud-américain, suspendues depuis 2004. Deux accords de libre-échange doivent en outre être signés avec la Colombie et le Pérou, ainsi qu'un accord d'association avec l'Amérique Centrale. Outre les accords purement commerciaux, le sommet doit donner lieu à plusieurs avancées, comme la création d'un fonds destiné à financer des infrastructures sur le continent latino-américain ou le lancement de la fondation Eurolat. Au chapitre des principes déjà acquis, l'UE s'est engagée à appuyer le Mexique dans sa lutte contre le crime organisé et à ouvrir des discussions avec les Etats caribéens sur le commerce et le changement climatique.

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