Diplomatie : Brasilia marque des points
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« Le président Lula a marqué un but au Moyen-Orient » : jamais en panne de métaphore footballistique, c'est ainsi que Dilma Rousseff, la candidate du Parti des travailleurs, celui du président Lula, à la prochaine présidentielle, a présenté l'accord obtenu ce lundi par le chef d'Etat brésilien sur l'uranium iranien, au terme de 18 heures de négociations entre Lula, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, et la République islamique. Quelque 1.200 kg d'uranium iranien enrichi à 3,5% devraient être échangés contre 120 kg de combustible enrichi à 20% en Turquie. L'accord sera envoyé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour approbation. L'AIEA transmettra ensuite le dossier au groupe de Vienne, composé des cinq membres permanents du conseil de sécurité de l'ONU, lequel avait déjà négocié en novembre dernier un échange de combustible avec l'Iran, qui devait avoir lieu en Russie. Téhéran avait refusé l'offre. Les pays émergents - le Brésil, déjà superpuissance agricole, et qui veut désormais briller sur une autre scène, et la Turquie, qui souhaite mettre ses relations privilégiées avec ses voisins au service de l'Occident et de l'Europe en particulier, peuvent donc s'enorgueillir d'une belle avancée diplomatique. Double victoireUne double victoire en fait, puisque le président sénégalais Wade, associé au même Lula, ont également participé aux négociations qui ont abouti ce week end à la libération de la Française Clotilde Reiss, retenue à Téhéran. L.J.B.
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