Le revenu des indépendants a fortement augmenté... avant la crise
La Tribune
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Avocats, pharmaciens, médecins... ces trois professions se partagent le podium des revenus des professions indépendantes, selon une étude publiée aujourd'hui par l'Insee. Ces trois activités sont loin d'épuiser le sujet des indépendants. On trouve pêle-mêle, dans cette catégorie, des spécialistes des services aux personnes, qui, avec les artistes, les taxis, les propriétaires de cafés ou d'hôtels-restaurants, affichent les revenus les plus faibles... Les écarts sont importants entre ces professions qui ont pour seul point commun de ne pas avoir adopté le statut du salariat. Ils vont de 1 à 7 entre les mieux et les moins bien rémunérées.À l'intérieur de ces professions, les disparités sont également importantes. Rien à voir entre le revenu d'un radiologue et celui d'un médecin généraliste débutant (voir ci-dessous).anciennetéL'ancienneté joue aussi sur la rémunération. Mais plus ou moins, bien sûr. Avoir de l'expérience au volant de son taxi n'apporte pas grand-chose de ce point de vue. En revanche, tenir son salon de coiffure ou un pressing depuis plus de quinze ans est, en général, synonyme de professionnalisme et, surtout, de clientèle bien assurée. D'où un écart de 56 % avec les débutants. Ce différentiel entre jeunes et expérimentés est plus net pour les professions juridiques (+ 204 %), pour les professions libérales d'expertise (architectes, comptables...), atteignant 210 %. Confirmant le sens commun, l'Insee note que le revenu augmente avec la taille de l'entreprise. Les experts soulignent, en outre, qu'après vingt-cinq ans de recul, le nombre d'indépendants a recommencé à progresser en 2004. L'installation de professionnels dans le commerce ou le bâtiment compense désormais la chute du nombre d'agriculteurs. Il n'en demeure pas moins que la chute atteint 50 % en trente-cinq ans : on compte seulement 2,3 millions d'indépendants.Surtout, leurs revenus, qui évoluaient auparavant peu ou prou comme ceux des salariés, ont décollé au milieu des années 2000. Hors médecine, les revenus des indépendants ont crû de 5,8 % par an (en euros constants) entre 2005 et 2007, pour ceux présents tout au long de cette période. La hausse a alors atteint 8,5 % dans le BTP, 7,1 % dans les hôtels-cafés-restaurants, et 5,6 % dans les services. Si l'on inclut les nouveaux arrivants dans le calcul, la moyenne recule, mais atteint encore + 2,4 % par an, dont + 4,2 % pour les hôtels-cafés-restaurants.
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