Les caisses d'épargne ne veulent pas aider WestLB

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llemagneL'État fédéral pose ses conditions à son entrée dans le capital de WestLB. La semaine dernière, la Landesbank de Rhénanie du Nord-Westphalie a, sous la pression de Bruxelles, annoncé son intention de mettre en place une « bad bank », structure de cantonnement, sur le modèle mis en place par la loi votée l'été dernier. WestLB serait scindée en deux entités : une saine et une « mauvaise » qui regrouperait non seulement les actifs toxiques, mais aussi ceux qui ne font plus partie du c?ur de métier de la banque. En tout, la « bad bank » serait dotée de 87 milliards d'euros de bilan, soit un tiers du bilan de WestLB. Seulement, ces deux structures auront besoin de 3 à 4 milliards d'euros pour renforcer leur solvabilité et couvrir les pertes éventuelles. Du coup, WestLB envisage de se tourner vers l'État fédéral pour qu'il injecte cette somme, moyennant une prise de participation, sans doute majoritaire dans la Landesbank.Ce plan ne solliciterait pas les actionnaires actuels de WestLB, les caisses d'épargne de la région qui détiennent 50 % du capital et le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, qui possède 38?% de la banque. En retour, l'État fédéral pourrait, pour la première fois, contrôler une Landesbank et, ainsi, accélérer la recomposition nécessaire d'un secteur qui est le talon d'Achille du système financier allemand (lire « La Tribune » du 16 novembre), même si HSH Nordbank, une des Landesbanken les plus fragiles a déjà rejeté toute idée d'une aide fédérale.Mais l'État fédéral n'entend pas assumer seul la restructuration de WestLB et ses éventuelles futures pertes. Il a posé ses conditions : une participation des caisses d'épargne à la recapitalisation de la banque « saine ». « Il ne peut y avoir d'aide fédérale avant que les actionnaires n'aient épuisé toutes leurs possibilités financières », a résumé hier le député fédéral Otto Fricke, reprenant l'argument du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Or les caisses d'épargne estiment ne rien pouvoir faire pour la WestLB et refusent de dépenser le moindre euro pour son sauvetage. C'est déjà le comportement ambigu des caisses d'épargne qui avait contraint, en mai dernier, l'ex-président de WestLB, Heinz Hilgert, à la démission. Du coup, hier, les négociations semblaient au point mort.Romaric Godin, à Francfort

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