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François Fillon en Jordanie pour soutenir le projet de centrale nucléaire de GDF Suez et ArevaLe Premier ministre commence vendredi une visite de trois jours en Syrie et à Amman.François Fillon entame vendredi une visite de trois jours en Syrie et en Jordanie. Une visite destinée à ancrer le retour de la Syrie dans le concert des nations mais comportant également une forte composante économique. Le chef du gouvernement sera en effet accompagné de la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et des représentants d'une trentaine d'entreprises (Areva, Total, Lafarge, Bouygues, Alstom, Suez Environnement, EADS...). Mis au ban des nations après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005, la Syrie de Bachar El Assad redevient fréquentable. « Beaucoup de progrès sont intervenus entre nos deux pays » en deux ans et la France souhaite « renforcer ses liens avec la Syrie », souligne François Fillon dans le quotidien « Al Watan ». Washington vient en outre de désigner Robert Ford comme futur ambassadeur à Damas, cinq ans après avoir fermé son ambassade.La France, qui n'est que le 15e fournisseur de la Syrie, entend rattraper son retard. Mais c'est surtout en Jordanie, où la France est le 3e investisseur étranger, que les perspectives sont les plus prometteuses. La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, signera dimanche un contrat pour la mise en production d'une mine d'uranium dans le centre du pays.problème du financementFrançois Fillon profitera de sa visite pour appuyer l'offre du consortium Areva-GDF Suez pour la construction d'une centrale nucléaire avec le japonais Mitsubishi. Reste à résoudre le problème du financement de ce projet. Pour Suez Environnement, qui sera du voyage, la Jordanie est un pays important. Le groupe a notamment construit près d'Amman une usine de dessalement d'eau de mer. « La région a un gros projet d'usine de dessalement », explique son directeur général, Jean-Louis Chaussade. L'idée serait de transporter la saumure vers la mer Morte, ce qui nécessiterait probablement la construction d'une centrale nucléaire de 1.000 mégawatts de puissance. Odile Esposito et Xavier Harel

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